Le Père Damian Weber nouveau directeur national de Missio-OPM (210391)
Fribourg, 21mars(APIC) La Congrégation pour l’évangélisation des peuples
à Rome, sur proposition de la Conférence des évêques suisses, a nommé vendredi le Père Damian Weber, missionnaire de Mariannhill, nouveau directeur
de la branche suisse des Oeuvres pontificales missionnaires (Missio-OPM).
Le Père Weber succède à Mgr Maillat, qui avait occupé ce poste de 1973 à
1988, date de son décès.
Né en 1942 à Bonaduz, dans les Grisons, le P. Weber a été missionnaire
durant 14 ans en Afrique du Sud, en tant que vicaire, puis provincial de sa
Congrégation et président de la Conférence des supérieurs religieux d’Afrique du Sud, avant de regagner la Suisse en 1984 pour différentes tâches en
paroisse.
Missio-OPM est une fondation de la Conférence des évêques qui a pour but
de mener auprès des catholiques suisses un travail de formation et d’ouverture à la dimension universelle de l’Eglise. Elle organise la collecte
d’argent pour alimenter le Fonds international de solidarité de l’Eglise
universelle pour aider l’activité missionnaire dans le tiers-monde. La fondation, qui a son siège à Fribourg, est chargée en particulier d’organiser
annuellement le Dimanche de la Mission universelle.
L’expérience sud-africaine
Le Père Damian Weber succède ainsi à un évêque missionnaire d’origine
jurassienne, Mgr Eugène Maillat, qui fut évêque de N’Zérékoré (Guinée).
Après son ordination en 1969 et des études complémentaires à Detroit (USA),
Damian Weber a vécu 14 ans en Afrique du Sud, pays témoin de l’engagement
missionnaire d’une Eglise pleine de vitalité et de dynamisme où, estime-til, "justice et droits de l’homme ne sont pas des mots vides ou des slogans".
Il y a découvert la présence d’un Dieu sauveur au coeur des réalités humaines. Une expérience qui le pousse à témoigner en "porte-parole de tous
ces hommes et ces femmes qui vivent sous la répression et le manque de liberté, qui crient pour plus de justice et à l’égard desquels nous devons
nous montrer solidaires, non seulement sur le plan matériel, mais également
sur celui de la vie de nos communautés ecclésiales". C’est poussé par ce
désir que revenu en Suisse il a participé six ans durant à plusieurs semaines missionnaires et s’est engagé dans de nombreuses paroisses.
Aux yeux du nouveau directeur national de Missio-OPM, l’Eglise de Suisse
est "un admirable reflet de l’Eglise universelle, car la Suisse alémanique
et le Liechtenstein, la Suisse romande et le Tessin, sans oublier la Suisse
rhéto-romanche apportent à l’Eglise leur sensibilité culturelle propre".
C’est un "réel enrichissement pour la communauté des croyants". Et le Père
Weber de souligner que la Suisse a réussi à "garder l’unité de la foi dans
la diversité de ses manifestations".
Développer la collaboration avec Rome et la dimension oecuménique
Une diversité que le Père Weber est bien décidé à porter auprès des instances romaines afin de développer la coopération chrétienne entre Rome et
la Suisse et entre la Suisse et les Eglises locales du monde entier. Sensible à la dimension oecuménique dans son travail à la tête de Missio-OPM, il
veut continuer à promouvoir la collaboration avec le Département missionnaire protestant en Suisse romande et la Coopération des Eglises évangéliques et les missions (KEM) en Suisse alémanique. Selon lui, Missio-OPM est
"un service irremplaçable de conscientisation à la dimension universelle de
l’Eglise qui est en Suisse et au Liechtenstein".
Côté financier - c’est aussi le rôle de Missio-OPM de récolter des fonds
pour venir en aide aux Eglises locales dans le besoin -, le Père Weber relève que les Africains par exemple ne ressentent pas les dons en argent des
Eglises des pays industrialisés comme une aumône, "mais comme un partage de
la foi, comme une contribution à la construction du Royaume de Dieu".
(apic/missio/cor/be)
Encadré
La Congrégation de Mariannhill
La Congrégation des missionnaires de Mariannhill a été créée en Afrique du
Sud. En 1882, le P. Franz Pfanner, originaire du Vorarlberg (Autriche),
fonda le couvent des trappistes de Mariannhill, sur la colline Maria-Anna,
au Natal. Dès son origine, le couvent ne fut pas seulement un lieu de prière pour les moines contemplatifs, mais les trappistes se mirent à ériger
des ateliers et des écoles destinés aux Africains. En 1909, cette oeuvre
missionnaire se sépara du couvent, devenant ainsi la Congrégation missionnaire de Mariannhill. Le Père Abbé Franz Pfanner fonda également en 1885
une congrégation de religieuses, les soeurs du Précieux Sang.
Les missionnaires de Mariannhill sont actifs en Afrique du Sud, au
Zimbabwe, dans le Transkei, en Papouasie-Nouvelle Guinée et au Brésil. La
province de Suisse compte actuellement 52 pères et frères, dont 27 sont en
mission. Les autres sont au service de l’Eglise en Suisse, dans les deux
maisons d’Altdorf et de Brigue. (apic/com/be)