Le patriarche Alexis II parle des rapports (300692)
Une rencontre avec le pape en Russie souhaitée, mais encore prématurée
Rome, 30juin(APIC) "Aujourd’hui dans l’ex-Union soviétique, les évêques
orthodoxes et les évêques catholiques se parlent et cela est déjà un fait
nouveau et important." C’est que déclare le patiarche de Moscou et de toutes les Russies, Alexis II, dans une interview qui sera publiée dans le
prochain numéro de l’hebbomadaire catholique italien "Famiglia Cristiana."
Le patriarche russe se dit disponible à "un dialogue sincère et ouvert
sur tous les aspects des rapports entre les orthodoxes et les catholiques.
C’est d’ailleurs dans l’intérêt des catholiques et des orthodoxes d’arriver
à une vraie paix".
Alexius II précise que ce n’est pas seulement le prosélytisme de certains représentants de l’Eglise catholique-romaine qui préocupe le patriarcat, mais aussi la diffusion de sectes et de mouvements religieux alternatifs, parfois "sataniques". Ils prospèrent grâce à la soif spirituelle,
ainsi qu’au phénomène pernicieux de la pornographie.
A la question posée: "N’avez-vous jamais pensé à une rencontre avec le
pape, par exemple à Jérusalem?", le patriarche Alexis II répond: "Je n’ai
pas assez de pouvoir pour organiser une telle rencontre". Une invitation si
importante ne peut être faite qu’à l’unanimité, c’est-à-dire de la part de
toutes les Eglises orthodoxes". Il ajoute que lors de la réunion entre catholiques et orthodoxes qui aurait dû avoir lieu au Liban au mois de juin,
on avait l’intention de parler d’une éventuelle rencontre avec le pape.
Alexis II n’exclut pas qu’une telle rencontre puisse avoir lieu, mais il
souligne qu’il faut d’abord "éclaircir le problème de uniates et résoudre
de manière digne et juste les divers points du conflit"
Le patriarche révèle encore qu’il a écrit au pape, en lui expliquant que
la situation dans son pays est tellement confuse et les opinions si discordantes qu’aujourd’hui une visite du pape en Russie serait prématurée. Il
faut, dit-il, que "le pays se remette en place, que les gens se tranquillisent. C’est seulement alors qu’il sera possible d’accueillir dignement
l’évêque de Rome". (apic/jt/ba)