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  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    ?Le Pasteur Konrad Raiser, Secretaire du Conseil Oecumenique des

    Eglises, demande une "nouvelle interpretation" du "ministere

    papal" et refuse a l’avance "une invitation" de l’Eglise

    catholique pour le Jubilee de l’an 2000, considerant au contraire

    que toute initiative oecumenique "doit etre pensee ensemble".

    Interviewe par le quotidien La Repubblica du 19 juillet 1996, il

    relance une nouvelle fois son idee de convoquer un "Concile

    Universel" qui reunirait toutes les religions chretiennes, "apres

    une periode de "fiancailles" ou, malgre les problemes, les

    Eglises "se prometteraient de rester ensemble".

    ?Elu a la tete du Conseil Oecumenique des Eglises en 1993, le

    Pasteur Raiser pense que les "negociations actuelles entre les

    Eglises ne sont plus suffisantes. Nous avons beaucoup d’accords

    de fond, mais pour discuter sur des points contreverses il est

    necessaire de lancer un processus concret." En ce sens, il

    propose une periode de "fiancailles" entre les Eglises, "une

    promesse publique de s’engager vers l’union" et de "rester

    ensemble" pour trouver "les solutions aux problemes en suspens".

    Au terme de cette periode pourrait alors s’ouvrir un "Concile

    Universel"

    ?Le pasteur Konrad Raiser pense que la periode qui nous separe de

    l’an 2000 est propice a ce rapprochement car de nombreuses

    Eglises vont tenir des reunions mondiales importantes "en 1996,

    assemblee du Conseil Mondial Methodiste, en 1997 reunion de la

    Federation lutherienne et de l’Alliance reformee, en 1988

    reunion de la communaute anglicane, et assemblee mondiale du

    Conseil Oecumenique des Eglises."

    ?Parmi les points "les plus controverses" avec l’Eglise

    catholique, le Pasteur Konrad Raiser evoque "les ministeres

    ecclesiaux, le role de la papaute - ou plus exactement - les

    charges d’un ministere universel de l’unite, la succession

    apostolique, le statut de celui qui preside l’eucharistie, la

    necessite ou non qúexiste toujours un ministere tripartite :

    eveque, pretre, diacre."

    ?Si la proposition de Jean-Paul II, de revoir la fonction de la

    papaute dans l’encyclique Ut Unum Sint, a ete un "geste que nous

    avons accueilli avec plaisir" commente le pasteur Raiser, il n’en

    reste pas moins que "le Conseil Oeucumenique des Eglise

    recommande que l’on commence a etudier ensemble les car

    acteristiques d’un ’ministere universel de l’unité.

    ?"Je sais continue le pasteur Raiser, que parmi les lutheriens

    des etudes preparatoires sont en cours a ce sujet. Ce theme est

    plus difficile a aborder avec les Reformes. Quant aux anglicans,

    la commission mixte avec l’Eglise catholique a deja redige un

    rapport important sur le sujet. Cependant la Congregation pour la

    Doctrine de la Foi, a repousse ce texte ne le considerant comme

    non coforme a la doctrine catholique".

    ?Il ajoute, "si la definition du ministere papale et de son

    magisere restent ceux du Concile Vatican I, reconfirmes par le

    Concile Vatican II, c’est un role que les autres Eglises

    chretiennes ne peuvent pas accueillir. Ainsi une nouvelle

    interpretation est necessaire". Il n’a pas ete question de ce

    sujet, l’an passe, lors de l’entrevue entre le Pasteur Konrad

    Raiser et Jean-Paul II : "L’encyclique Ut Unum Sint, a ete

    publiee trois semaines apres, regrette le pasteur Raiser, mais le

    pape ne m’en a pas parle".

    ?La preparation du Jubile de l’an 2000 mise en oeuvre par

    l’Eglise catholique "merite un grande attention, mais elle ne

    correspond pas a notre idee de l’oecumenisme en tant qúinvitation

    de l’Eglise catholique aux autres Eglises. Nous ne pouvons pas

    etre les hotes d’une initiative de ce genre, elle doit etre

    pensee ensemble" observe le pasteur Raiser.

    ?Pour finir, le pasteur constate le nouveau besoin de la societe

    : "nos contemporains ont la nostalgie d’une religion qui

    transcende le quotidien (...) en particulier les jeunes. Je dois

    admettre que nos Eglise protestantes ont des difficultes a

    repondre a ces nouvelles demandes religieuses. Elles ont peur.

    Elles se sont occupes pendant trop longtemps de vouloir affronter

    le rationalisme critique. C’est ainsi qúelles ont oublie le

    langage symbolique de la religion. Nous devons reapprendre a

    parler ce langage."

    I.Media - Date : 96 07 18?Sujet : FOND. POPU.PROGRES. 2?Cara :

    1924

    ?Le Conseil d’Administration annuel de la "Fondation Populorum

    Progressio", voulue par Jean-Paul II pour venir en aide a

    l’Amerique Latine, vient de se conclure a Manaus (Bresil) sous la

    presidence de Mgr Paul Cordes, nouveau responsable du Conseil

    Pontifcal Cor Unum. 202 projets ont ete retenus. Ils seront

    finances par une enveloppe totale de 2 millions de dollars.

    ?Mgr Leonidas Ortiz Lozada, secretaire executif de la Fondation

    precise les criteres de selection de ces projets : "ils doivent

    avant tout privilegier la communaute rurale, indigene et

    afroamericaine, qui vivent dans des zones de campagnes

    abandonnees. Ces projets doivent ameliorer la qualite de la vie

    de la communaute et inclure une dimension de formation pour faire

    grandir le sens de la responsabilite."On note ainsi, parmi les

    differentes initiatives, des projet d’aduction d’eau potable, des

    ecoles, des micro-entreprises, et des centres de formations

    professionnels.

    ?Pour Mgr Paul Cordes, il est important que "naisse le sens de la

    responsabilite qui fait sortir de l’esprit d’assistance". Il a

    percu cette nouvelle "conscientisation" car "ces derniers temps

    ont enseigne aux catholiques d’Amerique Latine, qúils doivent

    depasser un certain assistantialisme, et qúils ne doivent pas

    attendre seulement des solutions d’aide d’une institution

    ecclesiale".

    ?Le President du Conseil Pontifical Cor Unum a souligne un second

    aspect : "l’aide seulement physique ne suffit pas a consoler les

    gens. Il y a des situations tellement tristes que la reponse que

    pourrait egalement donner la Croix Rouge ou une autre

    organisation humanitaire, ne suffit pas. Nous chretiens, nous

    devons faire comprendre qúil est necessaire d’aller au dela de

    l’aide materiel en proposant une dimension de foi. Nous devons

    parler de Jesus Christ, communiquer l’Evangile, pour consoler les

    gens et pour montrer egalement d’ou vient la misere. Ce qui est

    parfois oublie."

    I.Media - Date : 96 07 18?Sujet : SENSIBILITE FOETALE 3?Cara :

    1848

    ? Une nouvelle etude medicale confirmerait que le foetus ressent

    de la douleur en cas d’intervention exterieure a partir de la

    dixieme semaine de grossesse. Commandee par le mouvement pour la

    Vie anglais, elle a ete realise par quinze medecins connus,

    anglais, irlandais et australiens et presentee recemment au

    parlement anglais sous le titre "sensibilite foetale". Selon le

    quotidien "Times", ce resultat pourrait conduire a repenser la

    technique meme de l’avortement.

    ?Il y a deux ans la revue medicale "Lancet" ecrivait que les

    foetus commencaient a etre sensible a toute intervention

    exterieure, entre la 20 semaine et la 34 semaine. Mais, une

    troisieme etude, financee par le Ministere de la sante anglais,

    affirme, quant a elle, que la sensibilite du foetus ne commence

    qúa la 26 semaine de grossesse. D’ou une certaine polemique.

    Devant les parlementaires, les auteurs de l’etude concluant a une

    sensibilite du foetus a 10 semaines, se sont appuyes sur le fait

    que le centre de la douleur ne se trouve pas dans le cortex "mais

    dans un zone situee plus bas dans le cerveau."

    ?En attendant, le debat sur l’avortement reprend en Angleterre,

    "il est a peine commence" ecrit le quotidien "l’independent" :

    "Il y a 184 000 interruptions de grossesse par an en Grande

    Bretagne, ecrit l’editorialiste, et dans 98% des cas, elles sont

    motivees par des raisons sociales et non pour des raisons

    medicales. Cela signifie que la legalisation de l’avortement a

    ete une erreur terrible. L’intention de la loi qui l’a introduit

    il y a 30 ans,prevoyait les cas de violences sexuelles ou de

    graves malformations du foetus. En aucun cas il ne s’agissait de

    permettre l’avortement a une grande echelle, quasiment comme une

    methode de contraception. L’Etat doit proteger le futur de notre

    societe et il ne doit pas permettre qúelle s’autodetruise (...)".

    -

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