Le Parti socialiste suisse, et avec lui la grande majorité des femmes et
fédéral. Pas celle initialement pressentie, certes, mais la nécessité d’obtenir qu’une femme au moins soit présente à Berne valait bien les compromis
de couloirs chers aux politiciens.
En juin prochain, les électrices et électeurs jurassiens auront sans
doute à coeur d’obtenir pour le Jura ce qu’ils ont souhaité pour le Conseil
fédéral. Et d’ainsi faire écho aux voeux légitimes des socialistes à propos
de la participation des femmes aux décisions politiques prises au plus haut
niveau.
Sans doute serait-il mal venu d’évoquer le passé pro-bernois du candidat
radical Fluckiger pour tenter de lui barrer l’accès au gouvernement. Argument éculé et d’autant plus inutile tant il est vrai qu’au chapitre reproches il y aurait tellemnt à dire sur le manque d’engagement politique des
membres du gouvernement et de l’administration jurassiennes dans le suivi
de la Question jurassienne. Personnes dont les cartes de visite s’ornent en
période d’élections ou de nominations de titres d’apparenance aux divers
mouvements de libération du Jura. Comme il serait du reste mal venu de rappeler les écrits de Jacques Stadelman à une "époque lointaine" où le maire
de Delémont, alors journaliste à "La Tribune de Lausanne", qualifiait de
"fachos" les membres du béliers de la première génération, dont faisait
partie l’actuel ministre Beuret.
Mal venu, disais-je, D’autant plus que l’actuel maire de Delémont a su
durant sa gestion faire de la capitale jurassienne une ville ouverte à la
fois sur l’extérieur et aux options sociales que bien des villes suisses
pourraient envier. Que pourrait aussi et surtout envier le gouvernement jurassien. Les fonctionnaires qui ont vu diminuer leur salaire quelques années après que les membres dudit gouvernement se soient copieusement augmentés en savent quelque chose. Les contribuables aussi du reste.
Le social? le voilà bien l’argument - tellement oublié durant le "combat
de libération" - qu’il convient d’utiliser pour appuyer les candidatures de
Jacques Stadlemann et d’Odile Montavon. L’Etat de combat n’était qu’un
leurre. Il appartient aux Jurassiens de démontrer par leur choix que le
cambat pour plus de justice sociale n’en est pas un. Qu’il reste à faire.
Et que celui-là sera mené. Et pas seulement dans les cantines. C’est avec
Jacques Stadelmann et Odile Montavon que le nouveau gouvernement devra prochainement siéger. Car de dire oui au candudat radical équivaudrait à dire
non à l’actuel maire de Delémont qui ne manquerait pas, le cas échéant, de
se retirer de la course. Dans la mesure où certains socialistes jurassiens,
à l’image de l’ancien animateur du bélier Bernard Varrin, ne commettront
pas une seconde fois l’erreur de barrer à une femme l’accès au gouvernement
jurassien. Après avoir prôné et réussi la campagne Dreifuss.