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    Le pape veut «démasculiniser» l’Eglise

    «Il est nécessaire de s’écouter les uns les autres pour 'démasculiniser’ l’Église», affirme le pape François dans la préface de l’ouvrage Démasculiniser l’Église? Il s’agit d’une confrontation critique sur les «Principes» de Hans Urs von Balthasar, par Linda Pocher, Lucia Vantini et Luca Castiglioni (éditions Paoline), publiée par Vatican News le 7 février 2024.

    Le volume intitulé Démasculiniser l’Église?, publié récemment et disponible uniquement en italien, rassemble les interventions délivrées les 4 et 5 décembre 2023 par trois théologiens transalpins devant le pape et son Conseil des cardinaux (C9). L’un des trois intervenants, la salésienne Linda Pocher, a été à nouveau entendue sur le rôle des femmes dans l’Église lors d’une réunion du C9 (les neuf cardinaux qui assistent le pontife dans sa réforme de l’Église), le 5 février 2024. Elle était accompagnée cette fois-ci de deux autres femmes, dont une évêque britannique de la communion anglicane, Jo Bailey Wells.

    L’inspiration du Suisse Hans-Urs von Balthasar

    L’ouvrage se penche sur la dimension féminine du «principe marial-pétrinien», un concept du théologien et cardinal suisse Hans-Urs von Balthasar proposant les figures de la Vierge Marie et de l’apôtre Pierre comme modèles pour l’Église. Le Lucernois a souvent été cité par les derniers papes, dont François. Ce dernier explique dans sa préface combien lui et ses prédécesseurs s’en sont inspiré pour expliquer quelles places l’homme et la femme peuvent occuper dans l’Église.

    La nécessité d’approfondir ce concept, explique-t-il, procède de la démarche synodale que poursuit actuellement l’Église. «Nous n’avons pas suffisamment écouté la voix des femmes dans l’Église […] l’Église a encore beaucoup à apprendre d’elles», affirme-t-il.

    Cette question de la place des femmes était en particulier apparue dans l’Instrumentum laboris, le document préparant la session d’octobre dernier. Au terme de cette première assemblée synodale à Rome, des divergences se sont manifestées au sujet de la question du diaconat féminin.

    Une réflexion sur les femmes qui doit se poursuivre avec le Synode

    Le pape, qui en octobre a permis pour la première fois à des femmes de voter pendant une assemblée synodale, reprend par l’affirmative le titre de l’ouvrage et affirme qu’il faut «démasculiniser» l’Église. Ces évolutions sont nécessaires, souligne-t-il, parce que les hommes et les femmes, dans l’Église, sont égaux du point de vue de la dignité baptismale.

    Une véritable écoute des femmes, poursuit le pontife, doit permettre aux hommes d’entendre «quelqu’un qui voit la réalité sous un angle différent» et doit les amener à revoir leurs projets et leurs priorités. Il ne tranche pas pour autant sur ces évolutions, affirmant que le «point d’arrivée» de cette réflexion «est entre les mains de Dieu». Mais il affirme que cet ouvrage doit nourrir le discernement des participants à la seconde assemblée synodale prévue en octobre prochain.

    Le pape François reconnaît que le fait de donner plus la parole aux femmes peut perturber les hommes: «Ce que nous entendons est si nouveau, si différent de notre façon de penser et de voir, que cela semble absurde et que nous nous sentons intimidés». «Cette perplexité est saine, elle nous fait grandir», affirme-t-il. Il invite les chrétiens, hommes et femmes, à «cheminer ensemble» sur ces questions. (cath.ch/imedia/cd/rz)

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