"Le salut ne se reduit pas au temporel"
Vatican, 7 octobre (APIC) Jean Paul II a reçu vendredi 7 octobre les participants du Congrès international de missiologie organisé du 5 au 8 octobre
à l’Université Pontificale urbanienne sur "le salut aujourd’hui". Au cours
de son entretien, le pape a cité l’Evangile de Luc : "A quoi sert-il à
l’homme de gagner le monde entier s’il se perd ou se ruine lui-même ?" Ces
paroles ne sont pas seulement "un sévère avertissement", elles sont aussi
un éclairage, une invitation au discernement "qui correspondent à la situation spirituelle de l’homme d’aujourd’hui".
Tandis que l’homme moderne a conquis le monde et croit n’avoir plus rien
à désirer, a poursuivi Jean Paul II", "surgit en réalité chez beaucoup la
conscience des déséquilibres qui inquiètent le monde et les pousse enfin à
rechercher ce que signifie vraiment le salut, dans les valeurs transcendentales et dans les paroles de la révélation". Courants de pensée et modèles
de vie sécularisés, bouleversement socio-culturels, conquêtes de la science
et de la technique... : tout cela, a dit le pape, peut suggérer à l’homme
d’aujourdhui que le concept de salut se réduit au monde temporel, que
l’homme peut trouver en lui et dans le progrès terrestre ce qui est nécessaire pour réaliser son salut.
"Le salut, qui est une réalité totale et intégrale, et qui concerne aussi tous les hommes, ne peut être réduit aux seules nécessités terrestres de
l’homme ou de la société, a expliqué le pape, comme il ne peut être atteint
par le jeu des dialectiques historiques. L’homme n’est pas son sauveur définitif. Le salut transcende ce qui est humain et terrestre : il s’agit
d’un don venant d’en haut".
Pour Jean Paul II, cette conviction de foi ne s’oppose pas aux valeurs
présentes dans les diverses cultures contemporaines ou passées, ni ne
néglige ce qu’il y a de vrai et de saint dans les autres religions". "Tout
élément de vérité et de bien nous vient de Dieu", a-t-il conclu.
(apic/cip/pr)