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    Tel Aviv © Eurovaran/Wikimedia/CC BY-SA 4.0

    Le pape reçoit l’ambassadeur d’Israël en visite de congé 

    Sur fond d’escalade au Moyen-Orient, le pape François a reçu le 7 août 2024 Raphael Yaakov Schutz, ambassadeur d’Israël près le Saint-Siège, pour sa visite de congé. En poste à Rome depuis 2021, le diplomate avait critiqué en février dernier l’attitude du Saint-Siège qui déplorait le nombre de morts dans la Bande de Gaza.

    Alors que l'actualité de ces derniers jours est marquée par le risque d’une escalade militaire au Moyen-Orient, suite à l’élimination la semaine passée du chef politique du Hamas à Téhéran et celle du chef militaire du Hezbollah, près de Beyrouth, le pape François a reçu Raphael Yaakov Schutz, ambassadeur d’Israël durant trois ans environ. A chaque fin de mandat, les ambassadeurs près le Saint-Siège sont invités en effet au Vatican pour s’entretenir une dernière fois avec le pape.

    Israël et le Saint-Siège ont normalisé officiellement leurs relations le 30 décembre 1993, soit 3 mois après les Accords d’Oslo qui devaient poser les bases d’une résolution du conflit israélo-palestinien. Le travail à Rome du diplomate israélien sortant actuel a évidemment été marqué par le massacre du 7 octobre 2023 commis par le Hamas contre Israël, et par la riposte israélienne sur la Bande de Gaza, qui se poursuit encore à ce jour.

    Lors de l’audience générale de ce jour, le pape a d’ailleurs qualifié de «gravissime et insoutenable» la situation humanitaire dans la bande de Gaza. Il a aussi renouvelé son appel pour que le conflit au Moyen-Orient «ne s’élargisse pas» et que «cesse immédiatement le feu sur tous les fronts», à commencer par Gaza.

    Des relations orageuses

    En février dernier, des propos du cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin avaient fait vivement réagir Raphael Yaakov Schutz. Le chef de la diplomatie vaticane avait jugé disproportionnée la mort de 30'000 Palestiniens en réponse au massacre du 7 octobre - aujourd'hui, on compte près de 1200 victimes côté israélien et 40'000 côté palestinien selon le Hamas.  «Juger la légitimité d’une guerre sans tenir compte de toutes les circonstances et données pertinentes porte inévitablement à des conclusions erronées», avait regretté dans un communiqué l’ambassade israélienne, accusant le cardinal de s’appuyer sur des «sources du Hamas».

    Dans une tribune publiée sur le portail officiel Vatican News, le directeur éditorial des médias du Vatican avait alors justifié la condamnation du cardinal Parolin, assurant que le «droit à se défendre, le droit d’Israël de traduire en justice les responsables du massacre d’octobre ne peuvent justifier le carnage» à Gaza. Andrea Tornielli demandait en conclusion un «arrêt des armes avant qu’il ne soit trop tard pour notre monde au bord de l’abîme». (cath.ch/imedia/hl/lb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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