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    Basilique Notre-Dame de l'Assomption à Lausanne. Saint-Sacrement. © B. Hallet

    Le pape François se souvient de ses nuits d'adoration d'il y a 65 ans

    Le pape François a confié son émotion au média catholique espagnol Alfa y Omega après avoir reçu une copie d’un registre contenant le nom des personnes – dont lui et son frère – qui venaient adorer le Saint-Sacrement dans une église de Buenos Aires, dans les années 1950.

    Entre 1954 et 1955, le jeune Jorge Mario Bergoglio se rendait régulièrement en bus avec son frère Oscar dans la basilique du Saint-Sacrement de Buenos Aires pour adorer durant la nuit du samedi au dimanche. Sur le carnet des adorateurs, les Bergoglio apparaissent à la page 84 avec le numéro 9.195. Le registre s’étend de 1941 jusqu’à 1998 mais Alfa y Omega rapporte que l’initiative ecclésiale est née bien avant, en 1917.

    « Venite adoremus » (venez adorons), ces mots, le pape François ne les a jamais oubliés. Car à l’époque, c’est avec cette formule que celui qui venait de terminer son temps d’adoration réveillait le suivant qui dormait au premier étage de l’église.

    «L’adoration commençait vers 21h00, après la prédication du Père Aristi», raconte le pape François dans sa lettre manuscrite. Il se souvient de ce confesseur célèbre à Buenos Aires avec lequel presque tout le clergé de la ville s’était confessé.

    À cette époque, Jorge Mario n’a que 18 ans et vient de faire sa grande expérience de la rencontre du Seigneur, dans la basilique San José de Florès, un certain 21 septembre 1953. Il sait déjà qu’il deviendra prêtre.

    «Donnez-moi la moitié de votre miséricorde»

    En 2014, le pape François était déjà revenu sur la figure du Père Aristi, son ancien confesseur. Il avait raconté à des prêtres romains que, le jour de sa mort en 1996, il était venu veiller son corps. En aménageant quelques fleurs autour du cercueil, celui qui était alors évêque auxiliaire de la capitale argentine avait été attiré par le chapelet enlacé dans les mains du défunt.

    C’est alors qu’il s’était emparé de la croix du chapelet, faisant cette prière à son ancien ami : «Donnez-moi la moitié de votre miséricorde». Cette croix, le prélat argentin l’avait mise dans sa poche et ne l’a jamais plus quittée. (cath.ch/imedia/hl/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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