Le procès en béatification de l’esclave Manuel, d’origine capverdienne, était au cœur d'un échange entre Jorge Carlos de Almeida Fonseca, président de la République du Cap-Vert, un archipel lusophone situé au large des côtes sénégalaises, et le pape François, le 16 novembre 2019. Cet esclave est à l'origine de la création d'un sanctuaire marial en Argentine.
Comme à l'accoutumée, le chef de
l’Eglise catholique a reçu le président du Cap-Vert dans sa bibliothèque privée
du Palais apostolique, au Vatican. Les deux chefs d'Etats ont échangé durant
environ dix-neuf minutes. Il s’agissait de la deuxième rencontre entre les deux
hommes.
Béatification du "Negrito Manuel"
Au cours
de cette discussion cordiale, le pontife argentin et Jorge Carlos de Almeida
Fonseca ont évoqué ensemble la figure de l’esclave d’origine capverdienne
Manuel, dont le procès de béatification est en cours. Celui qui est baptisé
affectueusement "el Negrito Manuel" en Amérique latine est le premier
sacristain du sanctuaire de la vierge de Lujàn, situé en Argentine. Un lieu
cher au cœur du pape François.
Au cours
de cet entretien, les bonnes relations bilatérales, renforcées par l’accord
entre le Saint-Siège et la République du Cap-Vert, entré en vigueur le 3 avril
2014, ont également été abordées. Cet accord doit encore être pleinement mis en
œuvre, a-t-il été cependant observé.
Phénomène migratoire en Afrique de l'Ouest
En outre,
le pape et le président de cet Etat insulaire n’ont pas manqué de souligner
l’importance de l’éducation morale et religieuse dans les écoles publiques du
pays. Ont été encore abordées certaines questions d’intérêt national et
régional, parmi lesquelles le maintien de la paix en Afrique de l’Ouest et le
phénomène migratoire.
Lors du
traditionnel échange de cadeaux, l'homme politique a remis au pontife argentin
trois sculptures en hommage à la musique de ce pays. Pour sa part, le chef de
l'Eglise catholique a offert au chef d'Etat un médaillon représentant
Saint-Pierre de Rome, son message pour la Journée mondiale de la paix 2019, le
document sur la 'fraternité humaine' signé à Abou Dhabi et enfin, ses écrits Evangelii gaudium (2013), Laudati si' (2015), Amoris laetitia (2016) et Gaudete
et exsultate (2017).
Après cet
entretien avec le pontife, Jorge Carlos de Almeida Fonseca a ensuite rencontré
le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, ainsi que Mgr
Miroslaw Stanislaw Wachowski, sous-secrétaire du Vatican pour les relations
avec les Etats. (cath.ch/imedia/cg/be)