Rome, 28août(APIC) Dans notre édition du vendredi, nous vous avons fait
parvenir la première partie d’un dossier relatif aux pays que le pape visitera, du 10 au 19 septembre. Nous publions aujourd’hui la suite de ce dossier consacré au Botswana, au Lesotho, au Swaziland et au Mozambique.
Swaziland: 37 prêtres pour un royaume
Le vendredi 16 mars, Jean Paul II se rendra au Swaziland, ou il ne passera que quelques heures. Le pays, parfois appelé Ngwane, compte à peine
700.000 habitants répartis sur un territoire de 17.300 km2. Indépendant depuis 1968, le Swaziland a connu pendant plusieurs décennies le même statut
politique que le Lesotho et le botswana, celui de protectorat britannique.
A présent, c’est une monarchie constitutionnelle et l’accession au trône du
jeune roi Mswati III date du 25 avril 1986.
Ne disposant pas d’accès à la mer, le Swaziland se trouve coincé entre
l’Afrique du Sud et le Mozambique. Sa population connaît une grande unité
ethnique: 90% de Swazis appartiennent au groupe Bantou. Sucre, pâte de
bois, amiante, charbon, agrumes et ananas constituent les ressources principales du pays. Mais la grande proximité de l’Afrique du Sud joue, à tous
points de vue, un rôle déterminant. Les incursions des forces armées de
Prétoriat pourchassant les opposants ne sont pas rares. Il semblerait que
le Swaziland serve de biais à son puissant voisin pour contourner les sanctions internationales dirigées contre le régime de l’apartheid.
Economiquement aussi, la dépendance est incontournable, que ce soit
pour le commerce national ou pour les revenus familiaux. Si, par exemple,
les infirmières et les enseignants peuvent gagner 50% en plus de l’autre
côté de la frontière, ils la franchiront. Ce phénomène d’émigration de la
main d’oeuvre ne concerne pas seulement les diplômés. On estime en effet à
25.000 le nombre de mineurs swazis qui vont travailler en Afrique du Sud.
Enfin le Swaziland donne asile à 20.000 réfugiés, ce qui est beaucoup pour
un pays de faible population.
Un seul diocèse
L’Eglise catholique compte à peine 6% de fidèles pour le seul diocèse du
pays, animé par 37 prêtres. Protestants et anglicans représentent 36% de la
population et les Eglises indépendantes en regroupent 29%. Les autorités
civiles ont tenu à réunir toutes ces Eglises indépendantes en une "National
Swazy Church, qui a sa cathédrale près du parlement. L’importance des Eglises indépendantes s’explique, selon les uns, par les difficultés de l’enracinement du christianisme dans la culture swazie, et pour les autres, par
la distorsion entre la situation sociale des habitants et la pratique des
grandes Eglises.