Le pape devant 550 compatriotes : une nation (040588)
Rome, 4 mai (APIC/CIP) Jean Paul II a célébré le mardi 3 mai, lors de la
solennité de "Marie, Reine de la Pologne", une messe à laquelle ont assisté
550 pèlerins venus de Pologne. Une quarantaine de prêtres entouraient le
pape à l’autel, parmi lesquels Mgr Edmund Piszcz, administrateur apostolique du diocèse de Warmia.
Dans son homélie, le pape a signalé que si l’Eglise honore la Reine de
la Pologne, dans le même temps, "notre peuple commémore un autre événement
important de son histoire, un événement significatif et en même temps
dramatique, puisque la constitution du 3 mai (ndlr : celle qui précèda
celle que mit en place le régime socialiste) fut, comme nous le savons, un
grand élan vers le renouveau social et politique de la République
polonaise. Hélas, ce grand élan eut lieu dans un moment d’agonie de la
société et fut détruit principalement par les ennemis, mais aussi par des
compatriotes aveuglés"...
Jean Paul II a évoqué plus loin le problème de la souveraineté de la
société et du peuple polonais aujourd’hui. "J’en ai parlé à plusieurs
reprises durant mes voyages, mes pèlerinages dans ma patrie, y compris lors
du dernier voyage, dans des termes très clairs, a poursuivi le pape : on ne
peut parler de souveraineté, d’indépendance d’une nation, que lorsque vit
dans cette nation un peuple souverain et indépendant qui puisse, de norme
et de fait, décider de sa vie commune." Le pape a parlé à ce sujet de
"continuité historique" : les temps et les situations peuvent changer, ces
principes n’en conservent pas moins leur identité. "Il s’agit de lois de
Dieu, lois inscrites dans le coeur humain, dans la nature de l’homme, a dit
le pape. Du respect de ces lois divines dépend le bien de l’homme, surtout
le bien éternel, le salut de son âme."
Jean Paul II a conclu en adressant cette prière à Dieu : "Nous ne cessons pas de te supplier afin que cet ordre moral, l’ordre de la justice sociale, se développe et mûrisse continuellement dans notre société."
(apic/cip/bd)