Le pape a reçu les évêques cubains (250888)
Castelgandolfo, 25août(APIC/CIP) Sept évêques de Cuba ont été reçu jeudi
25 août par le pape Jean-Paul II. La rencontre s’est déroulée dans sa résidence d’été de Castelgandolfo. Au cours de son discours, le pape a reconnu
"que les circonstances dans lesquelles les évêques de Cuba doivent travailler sont à coup sûr complexes". Il les a aussitôt invité à poursuivre "la
voie du dialogue avec le régime de Fidel Castro, qui s’est d’ailleurs quelque peu assoupli vis-à-vis de l’Eglise ces dernières années", a-t-il dit.
Devant les évêques de Cuba, dont la Conférence est aujourd’hui présidée
par Mgr Jaime Lucas Ortega, archevêque de la Havanne, le pape a souhaité
que "les signes positifs qui se sont manifestés ces dernières années continuent à se développer de manière à ce que l’Eglise puisse accomplir librement et entièrement sa mission d’évangélisation".
Jean-Paul II a en outre évoqué la rencontre nationale de l’Eglise catholique de Cuba, en février 1986. "Ce fut certainement une étape importante
pour la vie chrétienne de la nation", a commenté le pape, en ajoutant que
cette rencontre avait abouti a mieux dégager "le chemin que l’Eglise locale
se propose de parcourir d’ici à l’an 2000". Après avoir déclaré "que marcher fidèlement à la suite de Jésus-Christ signifie apporter l’évangile
dans tous les domaines de la vie humaine, dans la société et dans la culture, dans l’économie comme dans l’éducation, Jean-Paul II a rappelé la Constitution pastorale de Vatican II sur l’Eglise dans le monde de ce temps :
"Il est juste que l’Eglise puisse partout et toujours prêcher la foi avec
une authentique liberté (...) et accomplir sans entrave sa mission parmi
les hommes et porter jugement moral, même en des matières qui touchent le
domaine politique, quand les droits fondamentaux de la personne l’exigent".
La grande figure humaine et sacerdotale de Cuba, Felix Varella, né en
1788 et dont on célèbre cette année son attachement aux valeurs locales, a
également été évoquée par le pape, au même titre que furent évoqués "le
problème de la dégradation de la famille" et celui des jeunes. Jean-Paul II
a en effet manifesté sa préoccupation envers une partie de la jeunesse qui
"se laisse influencer par une manière de penser qui conduit au plaisir instinctif et sans entrave, et sans aucun respect pour la dignité de la personne humaine", a-t-il conclu. (apic/cip/pr)