et professeurs de l’Université de Uppsala des "tragiques évênements
de ce siècle". Ceux-ci ont montré combien les êtres humains furent menacés et brisés lorsque le gouvernement nia la dignité fondamentale de
l’homme. En faisant allusion au nationalisme, il déplore le fait que de
grandes nations oublient leur tradition culturelle et que des lois en faveur de l’extermination de toute une peuplade et en faveur de la discrimination de groupes ethniques et religieux sont mises en vigueur.
Dans ce même rapport Jean Paul II estime la résistance contre de telles abérations sur la "haute position morale de l’homme", comme l’a
fait le Suédois Raoul Wallenberg qui a délivré beaucoup de juifs des
camps de concentration nationaux-socialistes. La dignité de l’homme doit
être pris en considération du moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Il veut dire par là que la valeur de la dignité de l’homme ne doit
pas être séparée du système politique et idéalogique, mais doit être fondée sur ses convictions naturelles des valeurs.
Exhortation aux religieuses et aux couples
Après avoir rencontré les étudiants et professeurs suédois, le pape a
récité à 13 heures l’Angelus à l’église S. Laurent d’Uppsala, en présence
des supérieurs des instituts religieux suédois et du conseil paroissial.
A travers les supérieurs, c’est aux 250 religieuses que compte la Suède
que le pape s’est adressé. Il leur a d’abord parlé du voeu de pauvreté,
pour observer que le témoignage de la pauvreté est précieux dans une
société où tout est axé sur la consommation. A propos du petit nombre des
vocations, il a rappelé que l’appel ne peut se comprendre du seul point de
vue humain, mais est un mystère qui est l’oeuvre de l’Esprit. Il a exhorté
les religieuses à persévérer dans leur témoignage, afin que la voix du
Seigneur ne soit pas étouffée ou passe inaperçue chez les jeunes.
Au milieu de l’après-midi, Jean Paul II a célébré la messe sur un
terrain proche de l’église luthérienne située en plein coeur de la vieille
ville. Dans son homélie, il a parlé du mariage et de la famille.
Jean Paul II a présenté le mariage comme "un pacte inconditionnel et
durable", qui réclame une préparation attentive. Il a rappelé aux époux que
l’enfant est le don le plus précieux, regrettant que, suite aux pressions
du travail et à l’accélération de la vie, les parents consacrent de moins
en moins de temps à leurs enfants. "L’avenir de l’Eglise, l’avenir de
l’humanité même, a-t-il déclaré, dépend pour une bonne part de la qualité
de la vie familiale et de l’intimité des relations vécues dans le foyer. La
grandeur de cette nation, comme toute nation, peut se mesurer à la qualité
de ses familles."
Le Pape a rappelé lors de son allocution devant les étudiants et
professeurs de l’Université de Uppsala des "tragiques évênements de ce
siècle". Ceux-ci ont montré combien les êtres humains furent menacés et
brisés lorsque le gouvernement nia la dignité fondamentale de l’homme. En
faisant allusion au nationalisme, il déplore le fait que de grandes nations
oublient leur tradition culturelle et que des lois en faveur de l’extermination de toute une peuplade et en faveur de la discrimination de groupes
ethniques et religieux sont mises en vigueur.
Dans ce même rapport Jean Paul II estime la résistance contre de telles
abérations sur la "haute position morale de l’homme", comme l’a fait le
Suédois Raoul Wallenberg qui a délivré beaucoup de juifs des camps de concentration nationaux-socialistes. La dignité de l’homme doit être pris en
considération du moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Il veut
dire par là que la valeur de la dignité de l’homme ne doit pas être séparée
du système politique et idéalogique, mais doit être fondée sur ses convictions naturelles des valeurs.