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    questions actuelles et avenir de l’Eglise

    Le pape a commencé son 7e voyage en Afrique par la Tanzanie (020990)

    Dar es-Salam, 2septembre(APIC) Le pape Jean Paul II a entamé samedi 1er

    septembre sa 7e visite pastorale en Afrique, et son 49e voyage hors d’Italie, une visite qui le conduira dans quatre pays, la Tanzanie, le Burundi,

    le Rwanda et la Côte d’Ivoire. Outre sa rencontre, samedi, avec le président tanzanien Ali Hassan Mwinyi, deux éléments ont marqué cette première

    journée: la conférence de presse donnée par le pape dans l’avion entre Rome

    et Dar es-Salam, au cours de laquelle il s’est exprimé à propos du conflit

    du Golfe et d’un éventuel voyage en Union Soviétique; le discours prononcé

    sur le sida et les millions de réfugiés en Afrique. Le pape a entamé la

    deuxième journée par une rencontre à la nonciature avec la Conférence épiscopale; puis il a célébré une messe durant laquelle il a ordonné 43 diacres

    et précisé le sens chrétien de la famille. Il a enfin rencontré le clergé

    et les religieux.

    S’exprimant dans l’avion face aux journalistes qui l’accompagnent pour

    ce voyage en terre africaine, le pape a déclaré qu’"il faut tout faire pour

    éviter une solution belliqueuse dans le Golfe", ce à quoi s’efforcent les

    instances internationales. "Il serait raisonnable de la part des Irakiens

    de comprendre cette orientation et de collaborer", a-t-il dit, avant de relever que ce conflit "est un problème d’ordre international et éthique,

    étant donné qu’il s’agit de garantir l’existence d’un petit pays face à

    l’attaque d’un grand". A propos d’une éventuelle visite en URSS, "il manque

    encore à sa réalisation les points de référence normaux pour un voyage

    pastoral". Et d’indiquer qu’il y a certes des Eglises, mais que celles-ci

    "sont encore semi-clandestines et commencent à émerger".

    Dès son arrivée à l’aéroport de Dar es-Salam, le pape Jean Paul II a expliqué au président tanzanien venu l’acueillir à l’aéroport le but de sa

    visite qui est celle d’"un pèlerin de la paix entre les disciples des diverses traditions religieuses", mais aussi celle d’"un ami de l’Afrique".

    Il a prononcé un premier discours dans lequel il a réaffirmé le devoir moral des pays riches envers les pays pauvres et son espoir que "les changements à l’Est dispensent les pays de la course dispendieuse aux armements".

    Attention de l’Eglise au sida et au problème des réfugiés

    Autre fait marquant de cette première journée: la rencontre entre le pape et le Corps diplomatique, rencontre au cours de laquelle Jean Paul II

    s’est exprimé à propos du sida et du problème des millions de réfugiés en

    Afrique, "cette immense tragédie humaine" qui peut être éliminée "là où

    existe une croissance dans la pacification et dans la démocratisation de la

    vie africaine".

    C’est cependant le problème du sida qui a retenu l’attention. Le pape a

    réaffirmé à cette occasion la solidarité de l’Eglise, laquelle "est persuadée que sans une renaissance des responsabilités morales et une réaffirmation de ces dernières, tout programme de prévention basé uniquement sur

    l’information sera inefficace ou même contre-productif". Il a mis en cause

    les campagnes qui entendent promouvoir des "comportement qui ont amplement

    contribué à l’expansion de la maladie".

    Importance de la formation des prêtres et de la famille chrétienne

    Le deuxième jour de sa visite, Jean Paul II a commencé par rencontrer la

    Conférence épiscopale tanzanienne à la nonciature apostolique. Il a évoqué

    la formation des prêtres, soulignant que "la préparation des séminaristes

    et leur prédisposition pour l’ordination ne peuvent pas être négligées",

    même si l’Eglise a un grand besoin de prêtres.

    Au cours d’une messe célébrée dans la périphérie de Dar es-Salam où 43

    diacres ont été ordonnés, le pape a dans son homélie rappelé l’importance

    de la famille chrétienne, qui est, selon lui, "école du Christ où les enfants apprennent à connaître et à aimer Dieu". Le pape a enfin confié la

    Tanzanie à la Vierge Marie.

    Cultiver le dialogue entre chrétiens et musulmans

    Dans l’après-midi du deuxième jour de sa visite, le pape a rencontré les

    chefs des autres religions du pays, relevant à cette occasion qu’"il est

    indéniable que le dialogue entre chrétiens et musulmans acquiert une importance toujours croissante dans le monde d’aujourd’hui". Il a encouragé les

    fidèles des deux religions à cultiver "des relations positives et constructives entre nos communautés".

    Jean Paul II a terminé sa journée en rendant visite au clergé et aux religieux, observant à leur intention que le nombre important de vocations en

    Tanzanie est "un témoignage éloquent de la maturité croissante de vos jeunes Eglises". (apic/jt/pr/cor)

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