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    La gestation pour autrui (GPA) est actuellement interdite en France © d'illustration:Susan/Flickr/CC BY-NC-ND 2.0

    Le nonce en Ukraine dénonce la GPA

    "Signe de la dignité de la femme", l'utérus est le "laboratoire de vie" confié par Dieu, a estimé Mgr Claudio Gugerotti au cours d'une homélie le 23 septembre 2019 en Ukraine, a rapporté la nonciature à Kiev. Le nonce apostolique dans ce pays s'est ainsi élevé contre la pratique de la gestation pour autrui (GPA) autorisée dans ce pays.

    “Combien de tourments, de drames, de douleurs et de

    péchés défigurent le visage de nos familles”, a déploré le représentant du pape

    dans le pays qui reste l'un des plus pauvres d'Europe. Parmi les nombreuses

    blessures qui affligent l'Ukraine, le nonce apostolique n'a pas hésité à citer

    l'alcoolisme mais aussi l'avortement ou l'euthanasie.

    Mais cela ne s'arrête pas là. “Lorsque l'on tente

    de supprimer la famille elle-même, comme souvent dans l'histoire de l'humanité,

    on finit par détruire la société, qui est une famille de familles”, a expliqué

    Mgr Gugerotti. L'un des drames actuels est  celui de la marchandisation du corps de la

    femme, à commencer par la  gestation pour

    autrui (GPA). Pourtant, l'utérus est “la chose la plus sacrée” chez la

    femme.

    L'utérus est en effet le “signe de la dignité de la

    femme, a-t-il souligné, le laboratoire de vie que Dieu lui a confié”. Il n'est

    pas une simple “fabrique d'organes” mais “un lieu où l’Artiste tisse, un à un,

    ces enfants qui sont le fruit de l’amour, qui doivent se sentir désirés et

    aimés même en difficulté, qui sont la tendresse de nos jours et l’espérance de

    notre avenir”.

    500 à 2'000 enfants nés par GPA

    Si le recours à une mère porteuse demeure interdit

    dans bon nombre de pays européens, la législation ukrainienne l'autorise sous

    conditions. Ainsi en 2017, on estimait à entre 500 et 2000  le nombre de GPA, un chiffre vraisemblablement

    en hausse ces dernières années. A noter que l'immense majorité des couples

    ayant recours aux mères porteuses en Ukraine sont étrangers, attirés par le

    faible coût de la pratique dans ce pays.

    Dans sa Nouvelle charte des opérateurs de

    santé (2017), le Saint-Siège dénonce la GPA comme "contraire à la

    dignité de la femme, à l'unité du mariage et à la dignité de la procréation de

    la personne humaine". Cela revient en effet à "fragmenter la

    maternité en réduisant la gestation à une incubation irrespectueuse de la

    dignité et du droit de l'enfant". (cath.ch/imedia/pad/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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