Il pourrait atteindre 50 millions dans 60 ans
Franckort, 20janvier(APIC) Au moment ou les 10.000 ex-habitants de Tchernobyl ont appris qu’ils ne pourraient plus jamais retourner dans leur ville
parce que celle-ci est devenue inhabitable, ils sont entrés dans la catégorie des "réfugiés écologistes". Selon l’Institut "Worldwatch" (Institut
d’observation des problèmes écologiques mondiaux), qui a créé l’expression,
on en compterait actuellement dix millions; ils pourraient être cinquante
millions au milieu du XXIe siècle.
Après l’accident chimique de Bhopal (Inde), 200.000 personnes ont fui la
ville. Les voisins de Seveso (Italie) ont connu pour leur part les mêmes
affres que les 2.400 habitants de Times Beach (Missouri, EU), qui avaient
dû être évacués à la suite d’une émanation de dioxine. Un cas moins connu
est celui de la ville d’Ufa, dans l’Oural, dont les habitants, au nombre
d’un million environ, ont dû quitter la région; elle était devenue "impropre à l’habitat humain" à la suite de la pollution par l’industrie lourde.
L’énumération est loin d’être exhaustive.
Des millions de personnes deviennent des sans-abri en raison des inondations au Bangladesh ou en Thaïlande. Lorsque les océans seront montés d’un
mètre, à cause de la fonte des calottes glacières des pôles, ainsi que
l’estiment nombre de scientifiques, il pourrait y avoir 50 millions de
réfugiés écologiques en Asie et en Europe.
Des flux de réfugiés se mettent en branle là ou les sols sont devenus
stériles, asséchés, empoisonnés, déboisés, désertifiés ou inondé. Il n’est
ainsi pas exclu qu’à bref délai, le nombre de réfugiés écologiques soit
supérieur à celui des réfugiés qui fuient la guerre et les persécutions, et
qu’on évalue actuellement à treize millions. (apic/spi/pr)