Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Suisse : La Déclaration de Berne dénonce l’exploitation des ouvrières du textile en Europe de l’Est

    Le «Made in Europe» ne garantit pas un salaire vital aux couturières

    Lausanne, 11 juin 2014 (Apic) Dans l’industrie textile, un prix élevé ou un pays de production européen ne garantissent en aucun cas de bonnes conditions de travail. Dans un rapport publié le 11 juin 2014, la Déclaration de Berne (DB) montre que dans neuf pays d’Europe de l’Est et en Turquie, les employés vivent bien en dessous du seuil de pauvreté.

    Le constat est général, même les marques de luxe font produire à des salaires de misère, constate l’ONG suisse de développement. L’évaluation des entreprises publiée en parallèle révèle que les firmes suisses ne s’engagent toujours pas suffisamment pour garantir aux ouvrières qui fabriquent leurs produits un salaire vital permettant la satisfaction des besoins fondamentaux.

    Dans le cadre de la Campagne Clean Clothes (CCC), la Déclaration de Berne demande aux marques européennes d’assurer le paiement d’un salaire vital aux ouvrières sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement. Une nouvelle application «Fair Fashion?», basée sur l’évaluation de plus de cent entreprises, permet aux consommateurs de voir en un coup d’œil le degré d’engagement des marques pour un salaire vital et de les interpeller pour qu’elles prennent leurs responsabilités.

    La Bulgarie, la Macédoine et la Roumanie ont des salaires minimums inférieurs à la Chine

    Menée dans neuf pays d’Europe de l’Est et en Turquie, l’enquête de la CCC montre que les ouvrières travaillant pour des marques comme Hugo Boss, Adidas, Zara, H&M ou Benetton touchent des salaires de misère comparables à ceux versés en Asie. Pour survivre, de nombreuses personnes doivent compléter leurs revenus par un second emploi ou en recourant à l’agriculture de subsistance. Dans tous les pays, le salaire minimum légal est extrêmement bas, ne représentant même pas un tiers du salaire vital. En 2013, la Bulgarie, la Macédoine et la Roumanie affichaient des salaires minimums inférieurs à la Chine. En Moldavie et en Ukraine, ils sont plus bas qu’en Indonésie.

    Près de la moitié des vêtements vendus en Suisse

    Cette région de production à la main-d’œuvre bon marché est très importante pour l’industrie vestimentaire. Près de la moitié des vêtements importés en Suisse proviennent en effet d’Europe. Certaines entreprises suisses, comme Manor, Schild ou Calida, font aussi produire en Europe. La DB et les organisations partenaires de la CCC demandent à toutes les marques actives en Europe de l’Est et en Turquie de s’engager à verser des salaires nets équivalents à au moins 60% du salaire national moyen, et à augmenter progressivement la rémunération des ouvrières pour atteindre le salaire vital. Les prix d’achat à l’usine doivent être calculés pour permettre cette hausse des salaires. (apic/com/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus