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    Le Kirghizstan entre la dépendance de Moscou et la menace islamiste

    Adossé à la Chine au sud-est, au Tadjikistan au sud, à l’Ouzbékistan au sud-ouest, frontalier avec le Kazakhstan au nord, le Kirghizstan était anciennement l’une des 15 républiques fédérées de l’Union soviétique et fait partie depuis son indépendance en 1991 de la CEI, la Communauté d’Etats Indépendants dominée par Moscou. Pays très montagneux - près de la moitié du territoire est situé à plus de 3’000 m d’altitude et les sommets dépassent les 7’000 m - le Kirghizstan a une superficie de 198’500 km² pour une population de 4,9 millions d’habitants. Du point de vue ethnique, la population se répartit ainsi: 55% de Kirghizes, 20% de Russes et 13% d’Ouzbeks et des représentants des nombreuses nationalités d’ex-URSS déportées sous Staline. En outre, plus de 100’000 Kirghizes vivent en Chine dans la région du Xinjiang. La capitale est Bichek et le président de la République est Askar Akaiev. L’islam sunnite est la religion principale. Compte tenu de l’activisme des pays islamistes voisins comme l’Afghanistan et le Pakistan qui soutiennent les islamistes ouzbeks qui fomentent des troubles dans la vallée de Ferghana, l’Ouzbékistan a signé avec la Russie en mai 1998 une déclaration sur les dangers du fondamentalisme, à laquelle se sont joints le Kirghizstan et le Tadjikistan. (apic/be)

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