Dans le diocèse de Saint-Gall, les fidèles sont de moins en moins disposés à accepter l'exigence d'un certificat pour les célébrations. L'évêque Markus Büchel et le chancelier Claudius Luterbacher espèrent que le gouvernement fédéral assouplira ces mesures à temps pour l'Avent et Noël.
Les mesures de protection contre le Coronavirus sont soutenues par la direction du diocèse, a assuré le 26 octobre 2021 le chancelier Claudius Luterbacher lors d'un point de presse.
Mais selon la direction du diocèse, les mesures de lutte contre la pandémie restreignent le droit fondamental à la liberté religieuse et affectent la pratique, rapporte l’ats.
L'acceptation de ces mesures par les fidèles a fortement diminué. L'exigence d'un certificat pour les services comptant plus de 50 personnes contredit le souci fondamental d'être autorisé à assister à des services religieux sans conditions."Les réactions des fidèles sont d’amicales à très agressives", a noté Claudius Luterbacher.
Pour Mgr Büchel l'exigence du certificat est très restrictive, par exemple pour les funérailles. En particulier dans les zones rurales, le certificat obligatoire suscite un net rejet. L’évêque espère un assouplissement, si possible pendant l'Avent et pour Noël. «Cette affaire me donne mal au ventre».
D'un point de vue juridique, les restrictions restent considérées comme légitimes pour le moment. "Toutefois, les interventions doivent toujours être justifiées par l'intérêt public et elles doivent être proportionnées", a conclu le diocèse. (cath.ch/ag/mp)