Le diaconat des femmes, pour bientôt ? (240489)
l’influence historique du diaconat permanent (240489)
Fribourg, 24avril(APIC) Une meilleure place des femmes dans l’Eglise,
l’admission de la femme au diaconat ainsi que l’exigence d’une Eglise tout
entière diaconale : telles sont les voeux principaux exprimés par les participants au Symposium international sur l’influence historique du diaconat. Cette rencontre, qui s’est déroulé du 20 au 23 avril à Pensier près de
Fribourg, a rassemblé une cinquantaine de participants de différents continents, dont des Suisses, des Français, des Allemands, des Belges....
Le but du symposium était, 30 ans après la naissance des cercles internationaux du diaconat et 25 ans après la réintroduction du diaconat permanent dans l’Eglise catholique, de faire un bilan et en même temps, "avec
courage et détermination, découvrir des modifications nécessaires".
Selon Markus Friedli, l’un des organisateurs, lui-même diacre à Berne et
membre du Comité du Centre international du Diaconat (CID) dont le siège se
trouve à Fribourg-en-Brisgau en RFA, c’était particulièrement impressionnant "de rassembler des gens provenant de la moitié du monde". Parmi les
plus de 50 participants des différents continents, il y avait notamment un
évêque d’Afrique du Sud, une diaconesse anglicane de Londres et une diaconesse réformée de Francfort.
Pour le diacre bernois, ce qui ressort de ce Symposium, c’est qu’il faut
d’abord que toute l’Eglise soit diaconale avant même la question d’un ministère diaconal. Ensuite, il faut travailler résolument pour une amélioration de la position de la femme dans l’Eglise, pour qu’elle obtienne son
admission au diaconat, "le plus vite possible". Continuer également la collaboration oecuménique avec les Eglises partenaires du Conseil oecuménique
des Eglises (COE) et les associations diaconales protestantes. Enfin l’engagement politique pour la paix et la justice doit recevoir une plus grande
priorité dans le travail diaconal.
Ce dernier point n’a pas été sans susciter quelque résistance de la part
d’une partie de l’assemblée. Le théologien allemand Hermann Steinkamp avait
en effet estimé dans sa conférence de samedi que le diaconat pourrait sortir de sa marginalisation au sein de l’Eglise à la condition expresse qu’il
fasse une option politique claire en faveur des défavorisés. La question
qui se pose au diacre - "veut-il représenter une Eglise statique ou bien
choisir d’aller de l’avant ?" - sera décisive pour l’avenir, conclut Markus
Friedli. (apic/hz/bd)
Encadré :
Le diaconat de la femme : "ce n’est même pas un problème!"
"La vie est changeante": c’est avec ces mots que Mgr Anton Hänggi, qui
a
été pendant 15 ans évêque de Bâle, a introduit vendredi un bref exposé sur
le diaconat de la femme. L’Eglise a dans les temps passédonné des "réponses nécessaires" par nécessité. Il a lui-même en 1968, lorsqu’il fut nommé
évêque, rendu possible tout de suite une introduction de nouvelles fonctions comme les lecteurs, la distribution de la communion, les théologiens
laïcs etc. Et il avait exprimé le point de vue que ce développement doit
continuer. C’est pourquoi, il a toujours appuyé "avec toute clarté" la nomination de "diaconi probati" à côté des prêtres.
"La sainteté de l’homme doit être la loi la plus haute", a continué Mgr
Hänggi ses exigences, c’est au nom de ce principe qu’il a été sensibilisé
également sur la place de la femme dans l’Eglise. Déjà une douzaine de
fois, on lui a demandé comment il considérait la nomination de la femme. Il
fait la distinction entre l’ordination de la femme pour laquelle l’Ecriture
ne dit rien et dans la tradition catholique il n’y a jamais eu de prêtresses. La question est autre s’il s’agit d’une question théologique ou "ce
qui n’est beuaocup plus simple d’une question de place sociale de la femme". Mais pour le diaconat, il est dit qu’il y a le diaconat pour la femme,
"ce n’est pas alors une question cela peut sans autre être réintroduit".
(apic/hz/bd)