Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Lun. 30 mars | Saint du jour | Parole de Dieu
Advertisement
  • Flash Info

    Jubilé 2025 Année Sainte à Rome: pèlerinages et événements ouverts
    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    ✝️ En direct

    Vatican en direct

    Suivez en direct les célébrations et événements liturgiques depuis la Cité du Vatican.

    no_image
    Baltimore_Basilica,_Baltimore,_Maryland

    Le déclin de l'Église catholique américaine

    Le Pew Research Center a publié début mars 2025 une nouvelle enquête sur la religion aux États-Unis, la première étude de ce type depuis 2014. L’Eglise catholique confirme sa perte de vitesse.

    Selon le rapport Pew, 19% des Américains s'identifient comme catholiques. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 24% de 2007. Ces 19% comprennent tous ceux qui ont indiqué 'catholique’ ce qui ne permet cependant pas de déterminer leur lien réel avec l’Eglise ni leur pratique religieuse, rapporte le site catholique Crux.

    Depuis la fin du concile Vatican II en 1965, l'Église catholique, à l’instar de l’Occident, a connu un déclin massif aux États-Unis En 1965, on estimait à 60’000 le nombre de prêtres au service d'une population catholique de 45,6 millions de personnes. En 2022, le nombre de prêtres était tombé à environ 35’000 pour 72 millions de catholiques.

    Le déclin après des années fastes

    Les années 1960 avaient été une période assez faste pour l'Église catholique aux États-Unis. L'anticatholicisme traditionnel s'estompait, les vocations à la prêtrise au cours des 25 années précédentes avaient été exceptionnellement élevées et on comptait eu plusieurs conversions de premier plan dans le monde anglophone.

    Mais les évolutions sociales ont changé la donne dans les années suivantes. La guerre froide était à son apogée et les gens craignaient une guerre nucléaire. La révolution sexuelle avait eu lieu, marginalisant le discours de l’Eglise. La sécularisation battait son plein. L'Eglise s’est divisée entre les ailes progressiste et conservatrice. Les questions de l’avortement du mariage gay ou de la théorie du genre ont fracturé l’Eglise. En 2024, un majorité des catholiques a voté pour Donald Trump.

    Catholiques traditionnels contre progressistes

    Le journal libéral National Catholic Reporter note néanmoins que la majorité de catholiques américains soutiennent des politiques progressistes en matière de ce que l’on qualifie parfois de “guerre culturelle”, sur les questions sociétales. Ainsi près des trois quarts des catholiques américains pensent que l'homosexualité devrait être acceptée par la société, 70% soutiennent le mariage homosexuel et 59% veulent que l'avortement soit légal dans tous les cas. Quatre catholiques sur dix ont déclaré qu'une plus grande acceptation des personnes transgenres était un changement positif.

    A l'opposé, le journal conservateur Crisis Magazine cite plusieurs causes à l'origine du départ de l'Église: l'indifférence religieuse, une catéchèse médiocre, les scandales d’abus et des messes  manquant de respect. Le magazine fait également des suggestions pour améliorer la situation telles que l'école à la maison, la réduction des activités interreligieuses, le retour de l'abstinence de viande le vendredi toute l'année, et l'augmentation du nombre de messes en latin. (cath.ch/crux/mp)

    Actualités liées

    Actualités les plus lues