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    Le cri

    'Le Cri', la nouvelle revue catholique de gauche

    Vincent Delcorps, Cathobel  

    Chrétien, joyeux et radical : voici la carte de visite que vient de révéler Le Cri. L’ambition n’est pas mince : alors que la presse papier est sous pression, Le Cri est un journal mensuel de 68 pages, qui se doublera d’une forte présence sur les réseaux sociaux. Un projet ayant une large portée sociétale. Et clairement ancré à gauche.

    Le projet a été conçu par un duo de journalistes, Théo Moy et Paul Piccarreta. "Issus d’une génération de croyantes et de croyants engagés, nous cherchons à répondre au besoin grandissant de partager, de lutter et de s’émerveiller", préviennent-ils. Lutter: le mot n’est pas choisi au hasard. S’inscrivant dans l’esprit de Laudato si’, se référant à des figures comme Dorothy Day, Emmanuel Mounier ou François d’Assise, le média entend s’engager en faveur de la justice sociale, de l’écologie et du féminisme.

    Marre de Frère Paul Adrien?

    Ses concepteurs sont bien conscients de l’air du temps. "De l’Europe aux États-Unis, une nouvelle extrême droite veut confisquer le christianisme pour en faire une force de division", écrivent-ils. Ne craignant pas de citer leurs adversaires, les pères porteurs du Cri se font plus précis. "En France, ce courant est soutenu par les milliardaires Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin." Dans une vidéo de lancement, Théo Moy taquine une autre cible. "Tu en as marre de voir passer des vidéos du Frère Paul Adrien quand tu scrolles ?", lance-t-il, en référence au célèbre influenceur dominicain français – plutôt étiqueté conservateur.

    Dans La Croix, Théo Moy a prévenu qu'il ne se contenterait pas de critiquer: "Il serait triste de proposer quelque chose uniquement ’’contre’’". Dans le même temps, il veut éviter de nier les différences. "Ce qui tue l’Église catholique, c’est le refus de reconnaître les divergences au nom de la ’’communion’’. Il est sain de mettre les différends sur la place publique". Le Cri a déjà eu les honneurs de La Croix et de Libération.

    Evidemment, de l'autre côté du spectre politique, les critiques n'ont pas manqué. On en a notamment trouvé sur Boulevard Voltaire, site d’information de la droite conservatrice. Qui a pu écrire : "La société se fracture et les boomers de l’Église, ceux qui ont vécu les grandes années des prêtres ouvriers et de la théologie de la libération, ceux qui, pour finir, ont fait de l’immigré l’unique figure christique, réduisant la religion au militantisme social, ceux-là sont perdus."

    Des boomers perdus? Les (jeunes) créateurs du Cri sont en tout cas plein d'enthousiasme. Et la lutte est à présent ouverte. Si le premier numéro sortira à l’automne, il est déjà possible de s’abonner via lecri.media. (cath.ch/cathobel)

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