Le Covid-19 bouleverse les agendas, et celui du Saint-Siège ne fait pas exception. "Nous ne savons pas encore quelle sera la situation économique, ni la situation des personnes et des familles l'année prochaine", a déclaré le cardinal Kevin Farrell, au micro de Vatican News le 22 avril 2020.
Le préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie s’est exprimé suite à l'annonce, le 20 avril dernier, du report de la prochaine Rencontre mondiale des familles et des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ). La Rencontre des familles, initialement prévue en 2021, se déroulera finalement en juin 2022. Les JMJ de Lisbonne auront lieu quant à elles en août 2023, et non 2022 comme programmé initialement.
L'incertitude règne
Après avoir consulté le Vicariat de Rome et les personnes en charge d’organiser les JMJ, le dicastère a jugé que "le mieux serait d'attendre un an avant de commencer ces événements internationaux", a expliqué le cardinal Farell.
"Nous ne savons pas encore quelle sera la situation économique, ni la situation des personnes et des familles l'année prochaine", a en effet soutenu le cardinal irlandais pour expliquer notamment l'annulation de la Rencontre des Familles. Selon lui, "il est irréaliste de penser que les gens pourront voyager dans les deux prochaines années".
Pour autant, le travail du dicastère ne consiste pas seulement à préparer ces deux rassemblements, a-t-il rappelé. "Presque tous les diocèses du monde organisent des événements dans leur propre pays" en lien avec les familles et les jeunes, s'est-il réjoui. En ce sens, le rôle du Vatican sera, selon lui, de travailler pour aider tous les évêques à promouvoir la vie familiale, à travers ces rencontres locales, comme dans le quotidien.
Réfléchir à la vie après la pandémie
Pour l’Irlandais, ce temps de confinement peut permettre à chacun de "se connaître" à travers la vie familiale, a-t-il encore estimé, et constitue une occasion d’être attentifs aux besoins de chacun. Cette pandémie est une opportunité pour "laisser l'égoïsme de côté" et voir "chaque personne comme un frère ou une sœur", a-t-il ajouté. "Nous devons également apprendre à nos enfants à écouter l'Esprit (...) et à réfléchir à la façon dont notre vie va changer après cette pandémie", a-t-il appelé. (cath.ch/imedia/cg/be)