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    PERDUS PAR SUITE D’UN MAUVAIS INVESTISSEMENT ENI-95-0071çF

    LE CONSEIL DES EGLISES DES ETATS-UNIS VA RECUPERER UNE PARTIE DES FONDS

    New York, le 22 mars (ENIçTracy Early) - Le Conseil national des Eglises

    des Etats-Unis (NCC) a annoncé le 20 mars qúil avait récupéré cinq millions

    de dollars EU sur les huit millions investis par l’un de ses cadres dans

    des titres "frauduleux" de Banka Bohemia à Prague.

    La secrétaire générale du NCC, Joan Brown Campbell, a révélé lors d’une

    conférence de presse que le NCC n’avait pas encore l’argent en sa

    possession. Un tribunal de Londres en a ordonné la restitution et les fonds

    devraient bientôt être transférés à la banque du NCC, Chemical, a-t-elle

    précisé.

    Joan Brown Campbell a remercié les Eglises tchèques, catholique romaine et

    protestantes, pour leur assistance dans cette affaire. Elle a précisé que

    le NCC avait demandé aux Eglises et à l’ambassadeur des Etats-Unis auprès

    de la République tchèque d’intervenir auprès du président Vaclav Havel et

    d’autres personnalités pour les convaincre d’aider le NCC. Celui-ci a

    l’intention de donner 25 000 dollars EU au Conseil oecuménique tchèque en

    témoignage de sa reconnaissance.

    Richard Lawler, avocat du NCC dans cette affaire, a déclaré que les fonds

    récupérés comprenaient quatre millions de dollars EU que Banka Bohemia

    avait placés sous contrôle d’un tribunal de Londres et un million que le

    NCC avait retrouvé dans une banque de l’#le de Jersey, et qui a été bloqué

    sur ordre du tribunal. Il a précisé par ailleurs que le NCC allait obtenir

    environ 150 000 dollars EU représentant les intérêts cumulés.

    Le reste, qui représente trois millions sur les huit millions investis,

    avait été réparti sur plusieurs comptes qui n’ont pu être identifiés, a

    précisé R. Lawler. Il faut compter en outre 350 000 dollars EU de frais,

    qui ont couvert les services de diverses firmes et personnes concernées par

    l’investissement.

    R. Lawler a expliqué que le NCC intentait une action en justice contre les

    parties aux Etats-Unis qui avaient géré l’argent, et que le NCC considère

    comme responsables de cette perte. Il leur sera demandé de rembourser les

    trois millions, que cette somme soit ou non en leur possession. En outre,

    le NCC réclamera d’importants dommages-intérêts.

    "Nous comptons récupérer tous les fonds qui ont été perdus, et obtenir des

    dommages-intérêts", a annoncé R. Lawler lors de la conférence de presse.

    Les investissements se présentaient sous forme de "garanties bancaires

    préférentielles", une catégorie de titres financiers qui n’existaient pas

    en réalité, a précisé R. Lawler. Un total de 1.2 milliard de ces titres

    auraient été imprimés au nom de Bank Bohemia, mais R. Lawler a précisé ne

    conna#tre aucun autre acheteur, à l’exception du NCC.

    Banka Bohemia a été placée sous contrôle d’un administrateur judiciaire au

    début de l’an dernier par la Banque nationale tchèque.

    Les huit millions de dollars investis provenaient d’un nouveau fonds mis en

    place par le NCC en 1993 en vue de générer des fonds pour les caisses

    d’assurance maladie des employés retraités. J. Campbell a précisé qúil y

    avait encore assez d’argent dans le fonds pour garantir que les prestations

    aux retraités ne seront pas interrompues, et que les fonds récupérés

    permettaient d’envisager l’avenir avec confiance.

    Emilio F. Carrillo Jr, qui travaillait au NCC et qui avait effectué ces

    investissements, a été suspendu de ses fonctions puis congédié. Il a

    intenté une action en justice contre le NCC, réclamant plusieurs millions

    de dommages-intérêts pour renvoi injustifié et diffamation.

    La société Libra Investments, en Virginie, dirigée par Michael W. Crawford,

    qui avait été le consultant financier pour cet investissement, a entamé une

    action contre le NCC pour "déclarations fausses et diffamatoires". Mais R.

    Lawler a précisé que les tribunaux n’avaient pas retenu son accusation et

    que W. Crawford était aujourd’hui défendeur dans cette affaire. (648 mots)

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