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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    clans, les grandes puissances, Israël et le monde arabe, la Syrie et la Pa-

    Le conflit libanais est complexe, souligne-t-il, puisqu’il oppose des

    lestine, l’Occident aux Arabes... "Mais peu à peu, ajoute-t-il, on découvre

    qu’il s’agit d’une guerre qui n’est pas comme les autres, car elle se

    transforme en guerre de religion. Pour moi, c’est effrayant, car on sait

    que les guerres les plus dures, les plus meurtrières et les plus longues de

    l’histoire ont été les guerres de religions. Je suis donc persuadé que les

    responsables religieux chrétiens et musulmans doivent intervenir au Liban

    pour arrêter le massacre."

    Pourquoi Jean Paul II ? Parce que, répond l’imam Rouhani, "les grandes

    puissances ne font rien, les pays arabes ne sont pas en mesure d’amener la

    paix et les Libanais n’arrivent pas à s’en sortir eux-mêmes", et que "ne

    peut donc intervenir qu’une personnalité dont le prestige est tel qu’elle

    est au-dessus de la mêlée". Tel lui apparaît Jean Paul II, "un homme qui

    parcourt le monde pour apporter le message de la paix sur la terre" et qui,

    en outre, "représente les valeurs de rédemption du christianisme, valeurs

    que nous retrouvons dans la religion chiite sous une autre forme".

    L’imam Rouhani explique ce côté rédempteur du chiisme, peu connu en Europe. Les chiites considèrent que leur troisième imam, Husayn, tombé à la

    bataille de Kerbela (Irak) après s’être révolté contre les Omeyyades, a

    donné sa vie afin de pouvoir, le jour de la résurrection des morts, servir

    d’intermédiaire entre les hommes qui ont commis des péchés de Dieu. Husayn,

    dont l’anniversaire de la mort est célébré avec ferveur par les Chiites,

    "s’est donc sacrifié pour que nos péchés soient pardonnés", souligne l’imam.

    A propos de l’appel à la "guerre sainte" lancée par les ayatollahs,

    l’imam Rouhani précise que le Coran ne recommande pas la guerre, qu’il y

    est seulement question de la légitime défense. "Si les chiites parlent

    quelquefois de guerre sainte, ajoute-t-il, c’est parce qu’ils ont souvent

    fait partie des minorités opprimées. Ils étaient donc amenés à se défendre,

    et parfois avec violence, mais cela ne signifie pas que cette violence est

    recommandée par notre religion".

    Le responsable de la communauté chiite en Europe se dit convaincu qu’une

    cohabitation pacifique des diverses communautés religieuses est possible au

    Liban : "Ils ont vécu longtemps ensemble et c’est encore possible. Les

    valeurs religieuses et spirituelles sont un patrimoine commun de

    l’humanité. Les hommes religieux n’ont pas un pays limité par des

    frontières physiques, ils doivent être chez eux partout. Notre mission est

    d’aller dans le monde pour prêcher la paix. Les hommes en ont un besoin

    urgent et c’est la mission que remplit Jean Paul II." C’est pourquoi aussi

    les minorités ont droit de cité dans la société musulmane : "Il y a environ

    50.000 juifs en Iran, et pourtant le pays est gouverné par des chiites

    extrémistes. Or, ces juifs n’ont pas envie de quitter l’Iran. En effet,

    selon les lois de l’islam, les minorités ont des droits reconnus dans les

    pays musulmans. Elles sont respectées et la coexistence fait partie de nos

    valeurs religieuses." (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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