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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Rome: Le patriarche Grégoire III Laham demande à l’Italie de faire pression sur l’Etat hébreu

    Le conflit israélo-palestinien au centre des discussions

    Rome, 19 octobre (Apic) Le conflit israélo-palestinien a été au cœur de la rencontre entre des patriarches des Eglises d’Orient et le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, le 18 octobre 2010, en marge du Synode pour le Moyen-Orient. A l’ambassade d’Italie au Saint-Siège, le patriarche d’Antioche des grecs melkites, Mgr Grégoire III Laham, a exhorté le ministre à «faire pression sur Israël dans le cadre de relations amicales entre les deux Etats».

    Un communiqué du Patriarcat grec melkite diffusé quelques heures plus tard a aussi expliqué que les attentes du haut prélat syrien étaient motivées par le fait que «seuls des pays amis d’Israël peuvent faire pression sur le gouvernement israélien pour obtenir l’effort nécessaire afin d’arriver aux concessions obligatoires aboutissant à la paix».

    Israël, le «corps étranger»

    Le thème du conflit israélo-palestinien a donné lieu à peu d’interventions officielles durant les travaux, à l’exception de la prise de position de Mgr Edmond Farhat. Le nonce apostolique au Liban a décrit la situation du Moyen-Orient «comme un organisme vivant qui a subi une greffe qu’il n’arrive pas à assimiler et qui n’a pas eu de spécialistes pour le soigner», dans une allusion à l’Etat d’Israël, «le corps étranger, non assimilé, qui le ronge et l’empêche de s’occuper de son état général et de son développement».

    Mais, hors de la salle du Synode, un texte intitulé «Kairos - Un moment de vérité», au contenu multilingue très critique d’Israël, circule depuis quelques jours. Ce document élaboré par des chrétiens locaux, soutenu par d’importantes personnalités du clergé de Terre sainte, a été publié pour la première fois le 11 décembre 2009. Selon le Père Pierbattista Pizzaballa, qui présentait les résultats de la première semaine de travaux du Synode pour le Moyen-Orient, ce texte qui définit «l’occupation israélienne des territoires palestiniens comme un péché contre Dieu et l’humanité n’est pas un document officiel de l’Eglise catholique ni des Eglises de Terre sainte et de Jérusalem. Il a été élaboré par certains laïcs chrétiens, pas tous catholiques, et par des ecclésiastiques».

    Le 18 octobre, devant la presse, le Custode de Terre sainte, le père Pierbattista Pizzaballa, a nié tout soutien officiel de l’Eglise catholique vis-à-vis de ce texte. La Custodie a pourtant planifié une conférence sur «Kairos - Un moment de vérité», dans la soirée du 19 octobre, avec d’autres associations catholiques comme Pax Christi et l’ancien patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah. (apic/imedia/cp/nd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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