Le Comité central du COE et l’actualité de l’oecuménisme (310892)
"un modèle applicable pour l’unité"
Genève, 31août(APIC) Le Comité central du Conseil oecuménique des Eglises
(COE) réuni à Genève du 21 au 28 août, outre l’élection de Konrad Raiser,
pasteur luthérien allemand, au poste de secrétaire général, se préoccupe du
conflit qui oppose les Eglises orthodoxes et grecques-catholiques (uniates)
en Europe orientale et centrale. Il prétend que "l’uniatisme n’est pas un
modèle applicable pour l’unité". Dans le dialogue avec le judaïsme, le Comité prétend qu’il ne faut pas confondre l’antisémitisme avec la critique
de la politique du gouvernement israélien.
Les Eglises membres du COE ont reçu un document d’étude sur les tensions
entre les Eglises orthodoxes et les uniates. Appelant à la réconciliation,
à la reprise du dialogue et à la protection de la liberté religieuse pour
tous, ce document condamne le recours à la violence dans les litiges se
rapportant à des biens d’Eglises et affirme que "l’uniatisme n’est pas un
modèle applicable pour l’unité". Il demande au COE de poursuivre sa collaboration en continuant à étudier et suivre les événements concernant
l’uniatisme avec la Conférence des Eglises européennes et l’Eglise catholique romaine.
Plusieurs séances plénières ont permis aux membres du Comité central
d’approfondir leur interprétation des questions oecuméniques d’aujourd’hui
et des activités du COE. Les membres du Comité ont en particulier discuté
d’un document d’études de 72 pages: "La vie en abondance pour tous: la foi
chrétienne et l’économie mondiale aujourd’hui". A l’origine, le Comité central de 1988 avait chargé la commission de participation des Eglises au développement d’entreprendre la rédaction d’une déclaration oecuménique sur
la vie économique, mais précise l’introduction, "des changements spectaculaires en Europe centrale et orientale ont radicalement transformé le paysage politique et économique et l’on ignore encore à quoi ils aboutiront".
C’est pourquoi la décision a été prise de le publier comme document d’étude
seulement.
Le dialogue avec le judaïsme et l’islam
Deux textes ont été approuvés sur le dialogue interconfessionnel. Une
proposition de renouvellement du dialogue entre chrétiens et juifs souligne
la nécessité d’associer la recherche de la justice à ce dialogue et fait
observer que "ce n’est pas faire preuve d’hostilité envers les juifs que de
critiquer la politique du gouvernement israélien".
Neuf pages de "considérations oecuméniques" sur les relations islamochrétiennes ont été présentées aux Eglises pour examen et décision. Le texte évoque "les énormes possibilités de collaboration" entre les chrétiens
et les musulmans: travailler ensemble à l’avènement de la justice sociale
et raciale, à la défense des droits de la personne humaine et des droits
des peuples, à la sauvegarde et aux progrès de la liberté religieuse. Comme
se mettre ensemble pour le règlement pacifique des conflits et secourir en
commun la détresse des réfugiés et des personnes déplacées.
Témoignage d’un évêque catholique
L’évêque catholique brésilien Dom Mauro Morelli, qui avait accueilli la
Conférence du COE à Baixada Fluminense (banlieue de Rio de Janeiro), tenue
parallèlement au sommet "planète Terre" à Rio en juin 1992, a présenté un
émouvant témoignage personnel sur la vie de son diocèse, situé dans un
quartier marqué par la pauvreté et la violence. Pourtant, a-t-il souligné,
"lorsque nous suivons le chemin de la foi, nous pouvons entrevoir des signes d’espoir". (apic/soepi/com/ba)