Le COE part en campagne pour qu’ait lieu (080188)
Genève, 8janvier(APIC) Le secrétaire général du Conseil Oecuménique des
Eglises a envoyé dans le courant du mois de décembre une lettres à toutes
les Eglises membres concernant la situation au Moyen-Orient, suite au voyage qu’il a effectué l’an dernier à la tête d’une délégation. "Le principal
conflit de la région, dit le pasteur dans sa lettre, est le conflit israélo-palestinien. Si on tarde davantage à le résoudre, le pire est à
craindre. C’est pourquoi nous pensons qu’il faut partir en campagne en faveur d’une conférence internationale."
Dans le contexte des affrontements actuels entre la population palestinienne et l’occupant israélien, la signification de cet appel est encore
accrue. La lettre du secrétaire général du COE est accompagnée d’un document intitulé "Pourquoi la convocation d’une conférence internationale sur
le Moyen-Orient est-elle urgente?"
"On ne saurait trop insister, dit le document, sur l’urgence qu’il y a à
convoquer une conférence internationale. Si l’on ne réussit pas à s’acheminer vers une solution du problème palestinien et à atteindre un réglement
pacifique global entre Israël et les Etats arabes, on va assister à une
nouvelle escalade de la violence et à une nouvelle montée des extrémismes.
Depuis 1948, le Moyen-Orient a été le théatre de cinq conflits majeurs directement liés au conflit arabo-israélien. Si l’on tarde encore à trouver
un réglement global au problème, une autre guerre sans doute plus dangereuse et plus destructrice encore que les précédentes, éclatera à coup sûr.
Quiconque surestime la stabilité du statu quo au Moyen-Orient et sous-estime les dangers que courrait cette région en l’absence d’une solution du
conflit arabo-israélien, est bien peu perspicace."
Dans la ligne de la VIème Assemblée du COE à Vancouver, le document insiste ensuite sur les droits des Palestiniens, condamne la politique de colonisation mise en oeuvre par Israël dans les territoires qu’elle occupe,
politique qui "risque à bref délai de compromettre définitivement les possibilités de solution pacifique du problème palestinien".
Le document rappelle aussi les point principaux de la résolution 242 du
Conseil de sécurité de l’ONU:
a)le retrait des troupes israéliennes de tous les territoires occupés en
1967;
b)le droit de tous les Etats, y compris Israël et les Etats arabes, à
vivre en paix et à l’intérieur de frontières sûres et reconnues;
c)la mise en application des droits des Palestiniens à l’autodétermination, y compris le droit d’établir un Etat palestinien souverain.
Le document élaboré par la Commission des Eglises pour les affaires internationales, souligne aussi la part essentielle que les principales puissances, les Etats-Unis et l’URSS, ont à prendre dans le réglement du conflit du Moyen-Orient. Il engage enfin l’Organisation de Libération de la
Palestine (OLP) à "énoncer les bases sur lesquelles elle serait prête à reconnaître l’existence d’Israël". (apic/soepi/bd)