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    Vinko.Puljic

    Le cardinal Vinko Puljic célèbre ses 80 ans et sort du collège électeur

    Le cardinal bosnien Vinko Puljic célèbre ses 80 ans le 8 septembre 2025, journée au terme de laquelle il sortira du collège électeur dont il était membre depuis 31 ans. Cardinal proto-prêtre lors du dernier conclave, l’archevêque émérite de Sarajevo s’était distingué par son courage lors de la guerre des Balkans pendant le pontificat de Jean Paul II, qui l’a nommé cardinal en 1994.

    Le 8 mai dernier, le sourire plein de sincérité du cardinal Puljic avait été remarqué lors de la première apparition publique du pape Léon XIV au balcon de la loggia de la basilique Saint-Pierre. Peu connu, ce discret cardinal venait de participer à son troisième conclave, assumant la fonction de cardinal proto-prêtre, soit le plus ancien des cardinaux électeurs de l’ordre des prêtres. C’est d’ailleurs à ce titre que, le 18 mai suivant, il avait prononcé la prière formelle d’inauguration lors de la messe de début de pontificat de Léon XIV.

    Séminariste sous Tito

    Né en Yougoslavie en 1945, dans une famille catholique croate très pauvre de Banja Luka, en territoire bosnien, Vinko Puljic est le douzième de 13 enfants. Il perd sa mère alors qu’il n’a que trois ans et est alors élevé par sa belle-mère. Montrant une grande piété dès sa prime jeunesse, le jeune Vinko raconte avoir appris à prier le chapelet avec son père.

    À quelques kilomètres de son village, se trouve le monastère trappiste de Mariastern: un des moines, le Frère Ante Antner, l’encourage à entrer au petit séminaire et, comme le père de Vinko n’a pas les moyens, vend son unique moto pour payer les frais. Le jeune Vinko se rend alors en Croatie et rejoint le petit séminaire de Zagreb, puis celui de Djakovo. Il intègre ensuite le grand séminaire de Djakovo et est ordonné en 1970 dans le contexte de la Yougoslavie communiste de Tito, marqué par des restrictions à la liberté religieuse.

    Ordonné par Jean Paul II

    Son évêque l’envoie exercer comme aumônier chez lui à Banja Luka, puis, pendant quelques mois à Sasina et enfin à Ravska, une ville minière où il reste 5 ans. En 1975, il est nommé directeur spirituel du petit séminaire de Zara. Éducateur passionné, il met un zèle notable à suivre la formation de ses séminaristes du début à la fin, les visitant dans leurs paroisses et poursuivant leur formation après leur ordination.

    Une passion éducative qui est repérée et qui lui vaut d’être envoyé à Sarajevo pour y administrer le grand séminaire majeur. Cependant, quelques semaines plus tard, le Père Puljic apprend que Jean Paul II l’a nommé archevêque de la future capitale de la Bosnie-Herzégovine, et se rend à Rome où le Polonais l’ordonne le 6 janvier 1991.

    Un héros à Sarajevo

    Le mur de Berlin vient de tomber, mais pour l’archevêque de Sarajevo, qui a tout juste 45 ans, c’est le début d’une période très difficile qui va aussi braquer sur lui les projecteurs médiatiques du monde entier. En 1991, un vent belliqueux souffle sur les braises d’une Yougoslavie en décomposition. Son diocèse est frappé de plein fouet par ce conflit politique et ethnique, 1992 étant l’année du terrible siège de Sarajevo.

    Une épreuve dans laquelle il se distingue pour son soutien sans faille aux réfugiés et exilés, mobilisant tout l’appareil de l’Église pour demander la fin du conflit et venir en aide aux nombreuses victimes civiles sur le terrain. Il est le seul leader religieux à rester dans la ville pendant tout le conflit, et est même emprisonné. À de très nombreuses reprises, il met sa vie en danger pour rendre visite à ses fidèles et gagne l’estime des politiciens de son pays.

    Premier cardinal de Bosnie

    Jean Paul II est alors pris de remords: «Lorsque je vous ai imposé les mains le 6 janvier 1991 pour vous consacrer dans la fonction de pasteur de l’Église de Sarajevo, je ne me doutais pas que, très bientôt, votre croix serait si lourde et votre coupe si amère», lui déclare-t-il. Militant pour le dialogue entre les religions, il cultive des relations amicales avec les leaders musulmans et orthodoxes pour demander la paix. Ses efforts suscitent la grande admiration du pape qui, en 1994, le crée cardinal, le premier de l’histoire de Bosnie.

    Archevêque engagé pendant 31 ans

    Vinko Puljic a alors seulement 49 ans. L’Église catholique en fait un porte-parole et l’envoie dans le monde entier afin de plaider pour la fin de la guerre, jusqu’à qu’elle advienne en 1996. En 1997, comme une récompense, il reçoit la visite historique de Jean Paul II dans les ruines de Sarajevo, un voyage prévu à l’origine pour 1994 mais qui avait été repoussée in extremis à cause de la poursuite des combats.

    À la fin de la guerre, Vinko Puljic consacre les vingt années suivantes, en tant qu’archevêque, à rebâtir ce qui a été détruit dans un pays à l’équilibre toujours fragile. Il met notamment en place un conseil interconfessionnel pour échanger régulièrement avec les autres représentants religieux.

    Trois élections papales

    Jusqu’en 2015 et la venue du pape François à Sarajevo, le cardinal Puljic continue sa mission dans l’ombre, participant aux conclaves de 2005 et 2013. En 2020, il est atteint par le Covid-19, s’en remet mais en sort affaibli. En 2022, le pape argentin accepte sa démission à l’âge de 77 ans, après 31 ans de service à la tête de la capitale bosnienne. Annoncé un temps absent lors du conclave de 2025 en raison de problèmes de santé, le cardinal finit par rejoindre le Vatican pour participer à sa troisième élection papale.

    128 cardinaux électeurs

    Le collège cardinalice compte actuellement 248 cardinaux. Le 9 septembre 2025, il comptera 128 membres électeurs et 120 membres non électeurs. C’est le Ghanéen Peter Turkson, actuel chancelier de l’Académie pontificale des sciences, qui devient théoriquement cardinal proto-prêtre en cas de conclave, le cardinal proto-prêtre titulaire restant le cardinal Michael Kitbunchu, archevêque émérite de Bangkok, âgé de 96 ans. (cath.ch/imedia/cd/rz)

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