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    Le cardinal Schwery voit dans l’affaire Haas (050891)

    "la dimension d’une crise d’ecclésiologie"

    Paris, 5août(APIC) Dans une interview parue samedi dans le quotidien catholique français "La Croix", le cardinal Henry Schwery, évêque de Sion revient sur l’affaire Haas et critique l’attitude de la majorité des théologiens de Suisse qui selon lui, ont "une attitude anti-romaine a priori conférant à l’affaire de Coire la dimension d’une crise d’ecclésiologie". Le

    cardinal valaisan s’exprime par ailleurs sur l’affaire Lefebvre.

    A la question posée: Quelle est votre sentiment sur l’affaire Haas? le

    cardinal Schwery répond: " L’affaire de Coire est une grande souffrance. Si

    Mgr Haas est mal accueilli dans son diocèse, il y a peut-être un problème

    relationnel. C’est la partie visible de l’iceberg. Mais plus grave est

    l’attitude de la majorité des théologiens de Suisse et particulièrement en

    Suisse alémanique. Cette attitude anti-romaine a priori, et facilement démocratique - dans le contexte particulier helvétique - confère à l’affaire

    de Coire la dimension d’une crise d’ecclésiologie. Les évêques suisses

    sont un peu démunis car s’il fallait demander à Mgr Haas de renoncer à sa

    charge, on en prendrait prétexte pour valoriser la partie immergée de

    l’iceberg, et donc l’attitude de ces théologiens".

    Mgr Schwery, absent de Sion, n’a pu confirmer à l’agence APIC les termes

    de ses propos rapportés par "La Croix".

    Toujours à propos de l’affaire Haas Mgr Schwery déclare: Nous avons demandé au Saint-Père de nous envoyer un visiteur pour nous aider. Mgr Rauber, évêque allemand, membre de la Curie, président de l’Académie pontificale fait une tournée en Suisse cet été. Nous attendons impatiemment ses

    conclusions qui devraient nous parvenir dans un délai assez bref, c’est une

    affaire de quelques mois".

    A la question du quotidien catholique qui lui demande si sa récente nomination au cardinalat manifeste la volonté du pape de saluer son action

    dans l’affaire Lefebvre, l’évêque de Sion répond: "Je suis le 6e cardinal

    suisse de l’histoire, mais sans doute le premnier à être évêque en

    fonction, chargé d’un diocèse. Evêque de Sion depuis 1977, j’ai certes été

    concerné directement par le problème d’Ecône. Je reste cependant convaincu

    que cette création cardinalice est un geste gratruit du pape. Président de

    la Conférence épiscopale suisse durant deux périodes, j’ai bien entendu eu

    des contacts fréquents avec le pape. Et s’agissant d’Ecône, j’ai plus d’une

    fois joué le rôle d’intermédiaire, rencontrant plusieurs fois Mgr Lefebvre

    pour dialoguer et chercher une issue.

    "La fin de Mgr Lefebvre, poursuit le cardinal, m’a fait beaucoup souffrir, ainsi que la médiatisation outrancière du schisme... Alors qu’on annonçait les ordinations épiscopales, dont l’épreuve de force finale, j’ai

    essayé de donner une dimension spirituelle à l’événement. Avec le diocèse,

    je me suis retiré pour prier et jeûner durant trois jours, dans un haut

    lieu, une antique cathédrale sur la colline de Valère qui domine Sion.

    (apic/cr/ba)

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