Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le cardinal Joseph Ratzinger à Lausanne (111188)

    "Ce que croire veut dire"

    Lausanne, 11novembre(APIC) Le cardinal Joseph Ratzinger sera à Lausanne

    le 21 novembre pour une conférence intitulée "Ce que croire veut dire", à

    la grande Aula de l’EPFL à 20 h 30. Il est invité par l’Aumônerie Universitaire Catholique de Lausanne.

    Ces dernières années, le cardinal Ratzinger s’est trouvé régulièrement

    au coeur de l’actualité, du fait qu’il préside la Congrégation pour la

    Doctrine de la Foi, organe du Vatican qui s’occupe de tout ce qui touche à

    l’enseignement de l’Eglise catholique et à la foi de ses fidèles. Dans

    cette charge, le cardinal a été signataire des deux instructions sur la

    théologie de la libération et l’un des principaux protagonistes du dialogue

    entre Rome et Mgr Marcel Lefevbre, évêque excommunié le 30 juin 1988.

    Biographie de Mgr Ratzinger

    Joseph Ratzinger, né le 16 avril 1927 à Marktl am Inn en Allemagne de

    l’Ouest, a reçu l’ordination sacerdotale le 29 juin 1951. Le 28 mai 1977,

    il est consacré évêque de Munich et Freising et créé cardinal par Paul VI

    le 27 juin de la même année. Nommé à 54 ans, le 25 novembre 1981, préfet de

    la Congrégation pour la doctrine de la foi, président de la Commission

    théologique mondiale et de la Commission biblique pontificale, il fait actuellement aussi partie de nombreux conseils, congrégations et commissions

    pontificals et du Secrétariat pour l’Unité des chrétiens.

    Avant d’accéder à la charge épiscopale, Joseph Ratzinger a été

    professeur de théologie. Après des thèses sur Saint Augustin et Saint Bonaventure, il est appelé dès l’âge de 32 ans à l’enseignement de la

    théologie. Il est d’abord professeur de théologie fondamentale à

    l’Université de Bonn (1959-1969), puis professeur de théologie dogmatique à

    Münster (1963-1966), à Tübingen (1966-1969) et enfin à Ratisbonne.

    Expert au Concile Vatican II

    Mais sa notoriété, il la doit surtout au Concile Vatican II. En effet,

    ses remarquables capacités lui valurent d’être choisi comme conseiller du

    cardinal Joseph Frings, archevêque de Cologne, au Concile. Il a 35 ans.

    Très vite le théologien allemand, alors professeur à Bonn et à Münster, va

    jouer un rôle capital. Il participe à de nombreuses commissions, dont celle

    des missions. Devenu professeur à l’Université de Ratisbonne, il saura avec

    clarté, compétence et courage, présenter les décisions conciliaires en

    ayant le souci d’assurer la cohérence et la fidélité de la doctrine catholique.

    Quelques années plus tard, en mai 1969, le jeune théologien allemand figure sur la liste des trente théologiens membres de la Commission théologique internationale, créée par Paul VI, en réponse à un voeu exprimé par des

    Pères du Concile. En 1972, il est co-fondateur de l’édition allemande de la

    revue catholique internationale "Communio". Ainsi, comme Karol Wojtyla

    (Jean Paul II) en Pologne, il est un des grands protagonistes de cette revue théologique.

    En 1977, il est tour à tour nommé évêque de Munich et créé cardinal.

    Dans la capitale bavaroise, le cardinal Ratzinger dut faire face avec les

    évêques allemands au courant représenté par le théologien suisse Hans Küng,

    figure de pointe avec lui et Karl Rahner de l’Eglise en République fédérale. Il explique alors avec clarté pourquoi il doit se démarquer de Hans

    Küng ayant étudié le dossier sous tous ses aspects.

    Préfet de l’ex-St-Office

    En 1981, le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le

    cardinal Franjo Seper, archevêque de Zagreb, est malade, il a déjà 76 ans,

    il doit être remplacé. Cette congrégation est, après la Secrétairerie

    d’Etat du Vatican, le "département" le plus important dans le gouvernement

    central de l’Eglise. C’est une charge très lourde et Jean Paul II choisit

    pour l’accomplir un homme de doctrine sûre, très versé dans les sciences

    religieuses et doté d’une expérience pastorale, un chef qui sache allier la

    force et la douceur : le cardinal Joseph Ratzinger.

    Un des discours de l’Abbé Ratzinger en 1966 au "Katholikentag" de Bamberg sur le catholicisme allemand au lendemain du Concile Vatican II,

    révèle bien la personnalité et les vues du cardinal Ratzinger sur le monde

    actuel. Le jeune théologien fait cette analyse un an après la clôture du

    concile. Il distingue les réformes authentiques en liturgie des excès et

    des contrefaçons. Il dénonce l’attitude de ceux qui "sous prétexte de

    défendre les droits de Dieu, ne défendent qu’une situation sociale déterminée" ou encore la position de ceux qui "sous prétexte de protéger l’intangibilité de la foi, ne défendent que leur propre nostalgie du passé".

    Autre chose est la foi immuable dans sa substance, autres choses sont les

    formes variables de son expression au fil des siècles, note le professeur

    Ratzinger.

    L’exemple de Ste Thérèse d’Avila

    Lors de ce "Katholikentag", il cite également le cas de Ste Thérèse

    d’Avila, réformatrice du Carmel. Celle-ci, saisie par le Christ, se rendit

    compte un jour de l’incohérence et du déclin de son ordre qui s’était

    relâché sous prétexte de modernité. Ste Thérèse chercha alors l’aggiornamento sur le sentier à pic du renouveau intérieur et non sur la voie descendante des compromissions et des capitulations morales. Cet exemple de

    Ste Thérèse, grande réformatrice, semble toujours être celui de Mgr Ratzinger, refusant les compromis et les capitulations morales. (apic/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus