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    Le cardinal ivoirien Jean-Pierre Kutwa fête ses 80 ans

    Le 22 décembre 2025, le cardinal ivoirien Jean-Pierre Kutwa, archevêque émérite d’Abidjan, a célèbré ses 80 ans, synonyme de la perte de son statut de cardinal électeur. Créé cardinal en 2014, il a été un artisan de paix dans son pays.

    Jean-Pierre Kutwa fait partie de la première promotion de cardinaux créés par le pape François, en 2014. Artisan de paix dans un pays où les luttes politiques ont pu dégénérer dans le sang, il a mis tout son poids pour favoriser le respect du droit et le bon déroulement des processus électoraux, appelant à la responsabilité de tous les acteurs.

    Né le 22 décembre 1945, ce dernier d’une famille de dix enfants a été ordonné prêtre pour l’archidiocèse d’Abidjan en 1971. Il a obtenu une maîtrise en théologie biblique à l’Institut catholique d’Afrique de l’Ouest dix ans plus tard et un doctorat en théologie biblique à l’Université pontificale urbanienne de Rome en 1985.

    Le 2 juin 2001, il est nommé archevêque métropolitain de Gagnoa par Jean Paul II et est ordonné évêque le 16 septembre. En octobre 2005, il participe en tant que délégué des évêques de Côte d’Ivoire à la onzième assemblée générale ordinaire du Synode des évêques sur l’Eucharistie. Un an plus tard, le pape Benoît XVI le nomme archevêque d’Abidjan.

    Un homme de paix face aux crises politiques

    Son pays traverse alors une grave crise politico-militaire. Au début des années 2010, la Côte d’Ivoire est frappée par le conflit entre le président sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Les deux revendiquent leur victoire aux élections et jettent le pays dans la violence. L’archevêque multiplie les appels à la prière, souhaite la levée de l’embargo sur les médicaments décrété par l’Union européenne pour faire partir Laurent Gbagbo et demande aux deux rivaux de cesser les violences.

    Dix ans plus tard, lors d’une messe à laquelle assiste l’ex-président Gbagbo et plusieurs membres du gouvernement Ouattara, il rappelle que « les temps sont mûrs pour aller à la réconciliation » et pour faire taire les querelles intestines.

    En février 2020, le cardinal et d’autres évêques ivoiriens montent au créneau concernant la détention de prisonniers politiques et la lenteur du processus de réconciliation. Alors qu’Alassane Ouattara brigue un troisième mandat de cinq ans à la tête de l’État, le cardinal Kutwa désapprouve publiquement ce choix, ce qui refroidit les relations entre les autorités civiles et catholiques.

    Une visite historique au Vatican

    Mais ce partisan du dialogue accompagne en septembre 2022 le président ivoirien au Vatican pour une rencontre avec le pape François, dix ans après la sanglante crise. La veille de l’entretien avec le pontife, le chef d’État africain et le cardinal assistent à une “messe d’action de grâce pour la paix retrouvée en Côte d’Ivoire” présidée par le cardinal Pietro Parolin. À Radio Vatican le cardinal Kutwa confie que cette célébration doit permettre aux « fils de la Côte d’Ivoire » de se regarder dans les yeux et se dire : « Mon frère, ma sœur, je t’aime, nous marchons ensemble ».

    Dans ce pays multi-confessionnel où les catholiques représentent un peu plus de 17% de la population (en 2014), le cardinal encourage aussi les bonnes relations avec l’islam, première religion du pays comptant plus de 42% de musulmans.

    Au sein de l’Église, il dénonce le cléricalisme et sermonne les prêtres qui attendent de leur ministère des récompenses financières ou sociales. Dans le sillage du pape François, il appelle à la tolérance zéro en matière d’abus sexuels commis par des membres du clergé.

    Victime d’un grave accident

    La vie du cardinal africain est marquée par plusieurs épreuves qui l’ont atteint physiquement. En juillet 1997, il subit un grave accident de voiture et manque de perdre la vie. « Je chanterai toujours les merveilles du Seigneur parce que le 7 juillet, j’étais compté pour mort mais le Seigneur n’a pas voulu, il m’a relevé et j’ai fait le chemin jusqu’à ce jour où je rends grâce pour mes 50 ans », confie-t-il lors du 50e anniversaire de son ordination sacerdotale. Deux autres chutes, en 2009 et 2013, l’ont encore fortement diminué.

    Lors du consistoire de 2014, dans la basilique Saint-Pierre de Rome, Jean-Pierre Kutwa reçoit des mains du pape François la barrette cardinalice alors qu’il se trouve en fauteuil roulant. Depuis, sa mobilité a toujours été très limitée. Le pape a cependant attendu la 78e année du cardinal avant d’accepter sa démission, le 20 mai 2024. En avril dernier, il a fait parti des 133 cardinaux prenant part au conclave qui a abouti à l’élection de Léon XIV. Le collège des cardinaux compte désormais  245 cardinaux, dont 125 électeurs et 120 non-électeurs en cas de conclave.  (cath.ch/imedia/cd/mp)

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