"L’humanité doit être reconnaissante pour ce qu’il a fait"
Rome, 23décembre(APIC) La fin de Gorbatchev n’est pas encore arrivée,
estime le cardinal Agostino Casaroli, secrétaire d’Etat du Vatican de 1979
à décembre 1990. Dans une interview publiée dimanche par l’"Unita", le quotidien de l’ex-parti communiste italien, Mgr Casaroli, qui fut le principal
artisan de l’"Ostpolitik" du Vatican, estime qu’il est "difficile de mettre
Gorbatchev dans un musée" et dit son souhait qu’il puisse poursuivre librement sa tâche.
L’ancien secrétaire d’Etat, aujourd’hui âgé de 77 ans, pense que l’oeuvre gigantesque de transformation que Gorbatchev a entamée, également en ce
qui concerne les garanties obtenues par les Eglises pour exercer librement
leur mission, après l’entrée en vigueur de la loi sur la liberté de conscience et sur les organisations religieuses du 1er octobre 1990, est un
fait que son successeur ne pourra ignorer".
Le cardinal Casaroli présente Mikhaïl Gorbatchev comme "un homme sérieux, capable, sûr de ses idées et déterminé à poursuivre le processus
qu’il a inauguré avec la perestroïka et avec la glasnost". Et le cardinal
Casaroli de conclure que "l’humanité ne peut pas ne pas être reconnaissante
pour ce qu’il a réalisé". (apic/jt/be)