Le 8 novembre l’Eglise catholique fete le dimanche des migrants (031187)
Lucerne, 3novembre(APIC) Le 8 novembre l’Eglise catholique de Suisse fete
le dimanche des migrants. Les éveques ont choisi comme thème cette année :
"Construire la paix", sur le modèle du saint national, Nicolas de Flüe. Le
message affirme : "Nous sommes tous appelés à travailler à la paix là ou
nous vivons, là ou elle dépend directement de nous", "Il ne suffit pas
d’exiger la justice pour des pays lointains, la paix commence chez chacun
de nous" et "Ce qui est conforme à la justice c’est de voir d’abord en
l’autre le frère; puis d’accepter ce frère avec ce qu’il a d’unique; puis
de reconnaitre que ce frère a, fondamentalement, les memes joies et peines,
les memes désirs et espoirs que moi. C’est cela apporter la paix dans notre
monde proche ou lointain". C’est la SKAF qui organise le dimanche des
migrants.
La SKAF (Communauté catholique Suisse de travail pour les étrangers et
leurs problèmes) est d’une part une Commission de la Conférence des éveques
qui s’occupe des questions des étrangers - particulièrement de l’aumonerie;
d’autre part elle est une association qui a pour but de rendre les organisations catholiques et les institutions attentives aux problèmes des étrangers et de coordoner un certain nombre d’actions L’une des activités essentielles de la SKAF est la préparation du dimanche des migrants, qui est
feté officiellement en Suisse le deuxième dimanche de novembre.
Ce n’est pas un jour des réfugiés
Les étrangers, ce sont avant tout les travailleurs migrants : Italiens,
Yougoslaves, Turcs. Pour les autres (Tamouls, Chiliens) "il existe en
Suisse une journée des réfugiés" déclare Urs Köppel. Le dimanche des
migrants a été introduit en Suisse au début des années septante, affirme le
directeur de la SKAF.
Naturellement, "l’image de l’étranger" s’est modifiée dans la population
avec le temps : autrefois il s’agissait des Italiens, qui aujourd’hui constituent presque une partie de la population suisse; les nouveaux migrants
sont les Portugais, qui rencontrent des difficultés d’intégration plus
grandes.
Le but du dimanche des migrants est de rendre les chrétiens de Suisse
attentifs aux problèmes des étrangers et de mieux faire connaitre leur culture et leur mode de vie. "Naturellement, le danger est que l’assistance
aux étrangers dans les paroisses se restreigne au travail de l’aumonier
spécialisé ou au dimanche des migrants". Nous nous efforçons d’éviter cela
en mettant à disposition des paroisses de la documentation, avec laquelle
elles pourront travailler le reste de l’année. A coté du message des éveques il y a des films, des brochures et un cahier intitulé "Dieu loué dans
ses saints". les saints nationaux des différents pays - Italie, Portugal,
Espagne, mais aussi Lituanie, Croatie et Tchécoslovaquie - sont présentés
en de courtes biographies.
Les étrangers se sentent "exposés"
Quelles expériences Urs Köppel a-t-il faites avec le dimanche des
migrants ? Il a constaté que - souvent à l’initiative de groupes isolés
dans les paroisses - de nouvelles idées se réalisent, qui peuvent etre
reliées à la problématique actuelle des réfugiés. "Manifestement le
dimanche des migrants a gagné en actualité ces dernières années", déclare
urs Köppel. "Il est dommage que ces initiatives soient en beaucoup
d’endroits limitées à ce dimanche". le directeur national de la SKAF a
rencontré des étrangers qui lui ont avoué voir venir le dimanche des
migrants avec des sentiments mitigés, parce qu’ils se sentent "exposés".
(apic/fre/cor)