Lausanne: synode de l’Eglise évangélique réformée (220590)
Lausanne, 22mai(APIC) Au terme de quatre ans de législature, le Synode de
L’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud se réunissait le vendredi
18 mai pour la dernière fois dans son actuelle formation. Lors de la discussion, le Synode devait adopter plusieurs résolutions, notamment en faveur de la présence de l’Eglise auprès des apprentis et pour la création
d’une commission des finances. Le dossier le plus complexe, à savoir la
formation des ministres a suscité un débat nourri mais les décisions ont
été reportées à une session ultérieure du Synode.
Le rapport du Conseil synodal, rassemblant les rapports de diverses commissions, a suscité de nombreuses interventions de la part de délégués désireux d’obtenir des précisions sur tel ou tel point de la vie de l’Eglise.
Parmi les différents sujets, deux ont particulièrement intéressés les membres du synode: le culte de fin de catéchisme qui remplace "la confirmation" et la formation des ministres à adapter aux conditions nouvelles de
la société contemporaine.
Comme l’a démontré les multiples réactions dans la population et la
presse, la décision du Synode de l’automne dernier concernant les cérémonies de fin de catéchisme n’ a pas fait l’unanimité parmi les paroisses.
Certains délégués ont déploré que l’information n’ait pas circulé suffisemment jusqu’à la base de l’Eglise. On s’est en autre demandé s’il était judicieux de toucher à la confirmation sitôt après les remous engendrés par
"Horizon 90" (la nouvelle répartition des ministres dans l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud). La Commission de gestion a observé de son
côté "qu’avec le changement de la confirmation, nous avons touché une réalité importante de la ’religion populaire’ de ce canton et provoqué toutes
sortes de réactions plus ou moins irrationnelles devant lesquels les meilleures théologies et les plus fines argumentations restent sans effets".
Objections à certaines propositions concrètes
Quant à la formation des ministres , de nombreuses questions restent en
suspens et c’est pourquoi une motion d’ordre a permis au Synode de différer
le vote concernant ce dossier à une séance ultérieure, afin de ne pas précipiter une réflexion aussi importante pour l’Eglise. La commission chargée
d’évaluer la formation des ministres et de formuler des propositions concrètes pour harmoniser l’identité personnelle avec l’identité ministérielle, en proposant par exemple que les futurs pasteurs et diacres consultent
un spécialiste en orientation professionnelle, n’ont pas reçu l’appui de
tous. Par ailleurs un membre a déploré que le rapport ne mentionne pas les
laïcs, dont la formation doit être aussi assurée.
Le synode s’est aussi penché sur la présence de l’Eglise auprès de apprentis. "Il y a déjà une certaine distance entre l’Eglise et le monde du
travail, il ne faut pas que les apprentis demeurent les grands oubliés de
l’aumônerie de jeunesse, augmentant encore cette distance", fut l’une des
remarques formulée à l’occasion de l’examen de ce problème.
Lors de cette ultime journée, sous la présidence de M. Jean-Claude Badoux, les délégués ont adopté encore en procédure d’urgence une brève et
solennelle résolution condamnant le racisme et exprimant leur solidarité
aux communautés juives, devant les manifestations d’antisémitisme de ces
derniers jours en Europe.(apic/spp/ba)