Lausanne: projet de l’Eglise réformée vaudoise (070492)
présence de l’Eglise auprès des apprentis
Lausanne, 7avril(APIC) Le Conseil synodal de l’Eglise évangélique du canton de Vaud (EERV) a confié au pasteur François Reymondin le mandat d’élaborer un projet de présence de l’Eglise auprès des apprentis et jeunes travailleurs. Il s’agira pour le pasteur Reymondin de faire des propositions
en vue d’une expérience sur les terrains des lieux de cours, des entreprises, des paroisses et des lieux de vie des apprentis.
Le mandat en question avait fait l’objet d’une étude du Synode vaudois
en mai 1990 déjà, lequel avait ensuite requis l’avis de la Commission
cantonale de jeunesse. Le pasteur Reymondin est engagé à 40% pendant deux
ans et demi afin de mener l’étude souhaitée. "Il est relativement nouveau,
souligne l’intéressé, que l’Eglise consacre du temps à une étude, et non
pas à mettre directement quelqu’un au travail".
L’objectif n’est pas nécessairement d’aboutir à la nomination d’un aumônier des apprentis, souligne le pasteur. "Il s’agit de découvrir quelle
stratégie il convient d’adopter pour une pastorale".
L’étude en question s’articule autour de trois axes: les lieux de cours
et d’enseignement professionnel, dans la mesure où les jeunes ne sont présents que deux jours par semaine dans les lieux d’enseignement; le second
concerne les entreprises et places d’apprentissage. Les paroisses ont souvent peu de relations avec les entreprises implantées sur leur territoire;
le troisième axe touche aux paroisses et aux lieux de vie: "On part du
constat que les groupes JP (Jeunesse paroissiale) et les groupes traditionnels de jeunes dans l’Eglise sont plus fréquentés par des gymnasiens que
par des apprentis".
Le mandat donné par le Conseil synodal vaudois au pasteur Reymondin impliquera des contacts avec les patrons et les enseignants, mais y aura-t-il
également place pour une consultation des jeunes eux-mêmes? "Mon mandat ne
consiste pas à mener une action, par exemple dans une caféteria d’école
professionnelle. Je n’ai pas à m’investir moi-même sur le terrain, ce qui
ne veut pas dire que je n’irai pas". (apic/spp/pr)