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    Lausanne: nouveaux locaux et nouveaux projets (291093)

    pour le centre d’accueil des marginaux "Bethraim"

    Lausanne, 29octobre(APIC) Installé depuis mai dans de nouveaux locaux au

    chemin des Lilas, à Lausanne, le centre d’accueil pour marginaux "Béthraïm"

    a présenté à la presse ses nouveaux locaux et ses nouveaux projets. Né au

    coeur de la ville il y a six ans, "Bethraïm", ou maison de la vie selon la

    signification de ce mot hébreu, accueille les ’cabossés’ de la vie souvent

    touchés par la drogue, le sida, la prostitution. Particularité: la maison

    affiche d’amblée sa couleur chrétienne. "Nous accueillons celui qui arrive

    dans sa globalité au nom du Christ".

    Avec plus de 140 jeunes et plus de 300 passages par mois, le local de la

    place du Tunnel devenait trop étroit pour faire face à une demande de plus

    en plus importante, explique Dominique Lehner, le responsable de "Béthraïm". Les locaux de la rue des Lilas sont plus spacieux, à l’écart du

    bruit. Serge Raemy, enseignant y a aménagé une chapelle boisée. Les icônes

    de la Trinité, du Christ et de Marie, trônent dans trois niches. Tous les

    jours, l’équipe prie ensemble avec les marginaux. "Pour nous guérison et

    évangélisation sont liées", fait observer Roland Leimgruber, le président.

    "Plus nous leur permettons de s’approcher consciemment du Christ, plus nous

    le voyons à l’oeuvre dans leur vie. Sa présence vient toucher les racines

    mêmes de leurs désespoirs", ajoute-t-il.

    Guérir de sa toxicomanie ne peut se limiter à une dimension spirituelle,

    même si celle-ci englobe tout. Il s’agit de "restaurer les trois dimensions: corps, âme et esprit", explique Serge Raemy. Marquée par la rencontre de Jeanine Guindon, au Canada, l’équipe a décidé de créer un projet de

    reconstruction pour les toxiconames selon le modèle de cette psychologue.

    Ce projet baptisé "Bethsaïda", s’articule en trois étapes. La première

    consiste à permettre au toxicomane de couper avec son milieu en l’accueillant dans un lieu de calme et de beauté et en lui permettant d’être inséré

    dans un milieu communautaire de prière. La deuxième est de stimuler sa volonté et sa tenacité en le mettant au travail par exemple dans le chantier

    d’un monastère comme celui des petites soeurs de Bethléem à Genève. Il

    s’agit de faire redécouvrir les exigences d’un rythme de vie et de travail.

    La troisième étape est de favoriser la réinsertion sociale en collaboration

    avec d’autres partenaires. La personne est accueillie dans une famille ou

    une petite fraternité. Ce projet "Bethsaïda" est déjà en cours de réalisation.

    "Bethraïm" fonctionne avec un modeste budget de 160’000 francs par an

    servant à couvrir essentiellement le loyer et un poste d’assistant social à

    75%.

    Pour faire découvrir ses locaux et son activité, "Béthraïm" organise une

    journée portes ouvertes, samedi 30 octobre entre 10 et 16 h. (apic/frl/mp)

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