Lausanne : l’Action de Carême en deuil (070488)
Lausanne, 7avril(APIC) Alors qu’il séjournait dans son chalet, en Valais,
Fernand Pythoud, secrétaire romand de l’Action de Carême, est soudainement
décédé d’une crise cardiaque mercredi 6 avril. Secrétaire romand depuis
mars 1977, Fernand Pythoud était né en 1935 à Neirivue, dans le canton de
Fribourg.
Après des études de philosophie et de théologie en France et en Allemagne, et un séjour au Sénégal, il a enseigné au Collège des Missions, au
Bouveret. Il a ensuite passé une licence en sciences sociales à l’Université de Lausanne, avant de travailler dans le domaine du marketing. Sa connaissance du tiers-monde et son intérêt pour la mission et le développement
l’avaient préparé à assumer la tâche de responsable du secrétariat romand
de l’Action de Carême, un secrétariat qui s’est considérablement développé
sous sa houlette.
Depuis 1986, Fernand Pythoud était également l’administrateur de l’agence de reportages CIRIC. Il était marié et père de trois enfants.
(apic/mb/be)
Un serviteur
Par Michel Bavarel
Je ne sais pas si Fernand Pythoud avait particulièrement médité cette page
d’Evangile que nous avons lue Jeudi Saint, ou l’on voit Jésus laver les
pieds de ses disciples, mais elle me vient spontanément à l’esprit au moment ou il nous quitte. Il faut exercer ses responsabilités comme un service, dit-on souvent, et c’est exactement ce qu’il faisait. Il se mettait à
votre disposition et aucune tâche ne le rebutait.
Discret, il évitait d’apparaître sur le devant de la scène; il ne faisait de l’ombre à personne, mais il accomplissait avec efficacité ses multiples tâches, avec peut-être une prédilection pour les plus humbles.
Il assumait pourtant ses responsabilités sans faiblesse, portant de
lourdes charges sur ses épaules, sans montrer sa fatigue. Et si, parfois,
on devinait un moment de lassitude, on le voyait toujours rebondir, plein
d’enthousiasme et d’un optimisme qui ne cessait de m’étonner. Il ne faisait
jamais sentir le poids de son autorité sur ses collaborateurs, qu’il traitait en amis, leur accordant sa confiance et les soutenant quand il le
fallait. J’en faisais partie, et nous sommes aujourd’hui dans la peine,
partageant le chagrin de son épouse et de ses trois enfants. (MB)