"Dieu se porte bien"
Lausanne, 13avril(APIC) Pour 70,5% des Suisses "Dieu existe et s’est fait
connaître dans la personne de Jésus-Christ". Ce chiffre ressort de l’enquête réalisée par le magazine romand "L’Hebdo" et présentée dans son dernier
numéro, jeudi 12 avril, sous le titre "Dieu se porte bien". Une enquête sur
la foi et la pratique religieuse en Suisse qui révèle que si les églises
sont moins fréquentées, l’attachement à l’institution demeure et que la
sensibilité religieuse des Suisses est encore très nourrie par le christianisme.
Le sondage et l’étude qui l’accompagne - qui devrait paraître au début
de l’année prochaine - font partie du programme national de recherche sur
"le pluralisme culturel et et l’identité nationale", dirigé par le professeur Georg Kreis, de l’Université de Bâle. C’est la première fois qu’une
enquête d’une telle ampleur est réalisée sur les convictions religieuses
des Suisses.
46,8% des 1’500 personnes interrogées se disent catholiques romaines,
42,3% protestantes ou réformées, 1,3% catholique chrétiennes et 5,4% n’appartiennent à aucune Eglise. Pour 8,4% des Suisses "Dieu n’existe pas".
40,9% affirment prier tous les jours ou presque. 4,9% disent participer à
un service religieux plusieurs fois par semaine, 12,5% une fois et 23,2%
plusieurs fois dans l’année. Pour 57,9% des personnes interrogées, la prière est un acte libre et spontané. 41,5% affirment cependant s’en tenir aux
prières traditionnelles comme le "Notre Père". 16,9% disent ne pas prier.
Les Eglises, facteurs d’harmonie dans la vie sociale
Pour 51,5% des personnes interrogées, le christianisme est le fondement
de la société suisse; 25,5% s’opposent à cette conception. Un conseiller
fédéral doit être chrétien, affirment 47,2% des Suisses.
Les Eglises sont pour beaucoup de Suisses des pourvoyeuse de sens et des
facteurs d’harmonie dans la vie sociale. Les sources chrétiennes de la foi
sont très présentes dans les choix, notamment en matière d’écologie. Les
Eglises restent des lieux importants pour rejoindre les marginaux et les
personnes les plus défavorisées. Il ressort également de l’enquête que la
foi d’aujourd’hui est marquée par des rapports avec Dieu plus simples
qu’auparavant et une tolérance plus grande entre fidèles de confessions
différentes. (apic/cor)