Lausanne: dans le canton de Vaud, (280188)
Lausanne, 28janvier(APIC) Dans le canton de Vaud, les statistiques indiquent que 40% des mariages chrétiens concernent des couples de confessions
différentes. Malheureusement de nombreux couples mixtes renoncent à une vie
d’Eglise pour "ne pas faire d’histoires"... Pourtant... l’histoire récente
des Eglises dans le canton de Vaud semble faciliter ces foyers interconfessionnels.
En 1970, dans le canton de Vaud, les deux Eglises protestante et catholique reconnaissent officiellement les mariages mixtes célébrés dans l’une
ou l’autre confession. En 1973, elles reconnaissent mutuellement le baptême. Baptisés et mariés de l’une et l’autre Eglise étaient donc reconnus
comme des chrétiens et des couples à part entière. C’était mettre fin au
jugement et au mépris que l’on avait jeté sur "l’autre" pendant des
siècles.
En automne 1987, les commissions oecuméniques réformée et catholique
vaudoises ont demandé à leurs Eglises de promouvoir une véritable pastorale
des foyers mixtes. Dans un message qu’elles viennent de publier à l’occasion de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, ces commissions
oecuméniques soulignent la convergence spitituelle et doctrinale sur le mariage chrétien, qu’elles ont constatée au fil de leur étude de 1987.
Cette convergence éclate dans un document élaboré de 1971 à 1977, par la
Fédération luthérienne mondiale, l’Alliance réformée mondiale et le Secrétariat pour l’Unité des chrétiens de l’Eglise catholique romaine, intitulé:
"La théologie du mariage et les problèmes des mariages mixtes".
En 1980, le cardinal Johannes Willebrands, responsable du Secrétariat
pour l’Unité des chrétiens, a donné un commentaire de ce texte fondamental.
Nous pouvons y lire, entre autres: "On peut dire du mariage entre deux
chrétiens baptisés dans des Eglises différentes que, dès lors qu’il s’agit
d’un mariage entre deux chrétiens, leur union est un vrai sacrement et fonde une Eglise domestique; que les conjoints sont appelés à une unité qui
reflète l’union du Christ et de l’Eglise; que la famille, en tant que telle, a le devoir de porter témoignage devant le monde, un témoignage axé sur
cette union spirituelle... qui est fondée sur une foi et une espérance commune, et agit à travers l’amour. Ainsi, la famille elle-même, en tant que
petite Eglise, est en quelque sorte appelée, d’une manière semblable à celle de l’Eglise elle-même, à devenir un signe d’unité pour le monde".
(apic/spp/bd)