Lausanne: confiance à la JOC, déclare Mgr Bullet (130989)
Lausanne, 13septembre(APIC) La Jeunesse Ouvrière Chrétienne Suisse Romande (JOC) réaffirme dans un communiqué publié mercredi 13 septembre sa volonté de rester fidèle à la JOCI, le mouvement de la Jeunesse Ouvrière Catholique Internationale récemment désavoué par Rome. Elle relève en outre
que ses relations avec l’épiscopat suisse sont cordiales et constructives.
Ce qu’a confirmé le même jour Mgr Gabriel Bullet, évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Ce dernier relève la confiance gardée
à l’égard de la JOC: "Des interpellations ont été faites, nous sommes en
dialogue et avons de bons rapports avec la JOC, a-t-il déclaré à l’agence
APIC, en précisant qu’ il n’y a pas lieu pour le moment de changer d’attitude".
La mise au point de la JOC romande, dont le siège est à Lausanne, intervient après le choix fait en juin dernier par le Saint-Siège de reconnaître, au détriment de la JOCI, la CIJOC (Coordination Internationale de la
Jeunesse Ouvrière, mouvement dissident de la JOCI dont le siège est à Rome)
comme Organisation Internationale Catholique (OIC).
Dans son communiqué, la JOC romande se dit profondément "touchée par
cette décision de l’Eglise institutionnelle qui ne tient pas compte de la
vie des jeunes travailleurs". La lettre du Saint-Siège, signée par Mgr Edward Idris Cassidy, substitut de la Secrétairie d’Etat du Vatican, laissait
cependant une porte ouverte en spécifiant que la décision de Rome ne préjugeait pas des relations entre les évêques et les mouvements nationaux. En
d’autres termes que les épiscopats étaient laissés libres d’apprécier la
situation. "Ce qui me paraît tout de même un progrès par rapport à des lettres précédentes, moins conciliantes et plus restrictives aussi", confie
Mgr Bullet, responsable de l’apostolat des laïcs.
Fondée en 1925 par le prêtre belge Cardijn, la JOCI, dont le siège est à
Bruxelles, est un mouvement qui groupe des apprentis (es) et jeunes travailleurs (euses) de quelque 40 pays, dont la Suisse. L’orientation "peu
claire" du mouvement avait été l’un des griefs de Rome. "Les responsables
de la JOC romande viennent très régulièrement me voir, déclare Mgr Bullet,
et question identité chrétienne du mouvement, nous en parlons souvent avec
eux. Nous insistons auprès d’eux pour qu’ils travaillent dans le sens du
dialogue entre les deux JOC". (apic/pr)