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    Controverse autour d’un mobilier liturgique en plomb

    Lausanne: aménagement de la cathédrale (111090)

    Lausanne, 11octobre(APIC) La cathédrale de Lausanne s’offre une cure de

    jouvence, avec des travaux de restauration pour l’extérieur, ainsi que des

    aménagements de l’espace liturgique pour l’intérieur. Pour la mise en valeur du choeur, l’Etat de Vaud, propriétaire de la cathédrale, a lancé un

    concours d’idées. Le projet retenu par le jury suscite une levée de boucliers: c’est le plomb, matériau choisi par l’artiste pour la création du

    mobilier liturgique (chaire, fonts baptismaux et table sainte) qui est au

    centre de la controverse.

    Depuis 1536, la cathédrale de Lausanne est affectée au culte réformé. A

    l’occasion du 700e anniversaire de sa consécration, en 1975, la disposition

    intérieure a été revue pour réorienter en direction du choeur l’assemblée,

    qui était jusque-là concentrée dans la nef, selon une disposition typiquement protestante. Soucieux de rendre définitif ce réaménagement, l’Etat de

    Vaud a souhaité doter la cathédrale d’un mobilier en harmonie avec les

    lieux. Un concours a été lancé pour la création d’une table de communion,

    d’un ambon et de fonts baptismaux ainsi que pour la mise en valeur du

    choeur et de l’avant-choeur.

    39 propositions ont été soumises au jury, composé de représentants de

    l’Etat, d’architectes, mais aussi du pasteur Guy Chautems, de la paroisse

    de la cathédrale, et du pasteur Christophe Rapin, président de la Commission d’art religieux de l’Eglise évangélique du canton de Vaud (EERV). "Le

    chiffre des projets rendus est décevant", estime Jean-Pierre Dresco, chef

    du Service des bâtiments de l’Etat de Vaud, président du jury, d’autant que

    le concours était ouvert à toute personne sans obligation professionnelle.

    Les objets primés avaient été présentés en mai dernier. Et le premier prix

    attribué à l’artiste soleurois Daniel Gaemperle. Un prix qui suscite aujourd’hui la controverse dans certains cercles artistiques comme dans les

    milieux de l’Eglise.

    Une controverse dans laquelle le pasteur Christophe Rapin ne tombe pas:

    "Simplicité des lignes, rigueur des formes... la création du Soleurois offre une solution digne d’intérêt", plaide-t-il, en relevant que la dimension de la table et son emplacement permettent de réaliser la jonction entre le choeur et l’avant-choeur. Ce qui déplaît surtout aux détracteurs du

    projet, relève-t-il, c’est le matériau choisi: le plomb. (apic/spp/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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