Douze nouvelles accusations de violences sexuelles, dont 7 sur des personnes mineurs visent l’abbé Pierre, selon un rapport publié le 9 juillet 2025 par le cabinet spécialisé Egaé.
Un an après les premières révélations, l’abbé Pierre est visé par douze nouvelles accusations de violences sexuelles.Longtemps figure iconique de la défense des démunis, Henri Grouès, décédé en 2007, est désormais visé par 45 accusations de violences sexuelles.
Pour ces victimes, Emmaüs et la Conférence des évêques de France (CEF) ont « décidé conjointement la mise en place d’un dispositif de réparation financière », précise Emmaüs dans un communiqué.
Le dispositif de réparation financière sera porté par la commission reconnaissance et réparation (CRR), une instance mise en place par la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) après les révélations, en 2021, sur la pédocriminalité dans l’Eglise depuis les années 1950, précise le communiqué.
Ce dispositif, opérationnel à compter de septembre 2025, sera entièrement financé par les fonds propres du mouvement Emmaüs et ceux de la Conférence des évêques de France». Le principe est celui de responsabilité partagée car « à partir de 1954, l’abbé Pierre devient une figure publique associée à la fois à son sacerdoce et à son rôle dans la fondation d’Emmaüs », ajoute le communiqué.
Dans le travail de transparence lancé depuis la révélation des premières accusations, en juillet 2024, Emmaüs rappelle avoir créé en interne une commission de recherche dont le rapport est attendu au début 2027. (cath.ch/cx/mp)