Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    une rencontre avec l’Europe avant tout

    La visite du pape en Alsace et en Lorraine: (041088)

    Fribourg, 4octobre(APIC) Trois semaines après son périple en Afrique australe, le pape Jean Paul II entreprend un nouveau voyage. Plus proche de

    nous cette fois, celui-ci le mènera du 8 au 11 octobre en Alsace et en Lorraine. Pour la quatrième fois après Paris, Lourdes, Lyon et sa région, le

    pape rendra visite à la France, et plus généralement à l’Europe à travers

    les différentes institutions que la ville de Strasbourg abrite. Mais aussi

    aux chrétiens de deux régions diversement touchées par la crise et les problèmes sociaux.

    "Ce n’est pas à cause du diocèse de Strasbourg que le pape vient dans

    cette ville. Jean Paul II se rend d’abord au siège de plusieurs institutions européennes", affirme volontiers Mgr Charles Amarin Brand, archevêque

    de Strasbourg. Et à l’Europe, Jean Paul II y croit. "L’Europe, notre continent", relève-t-il d’ailleurs souvent en n’omettant pas de préciser qu’il

    est fils de la nation polonaise: "Dès les premiers jours de mon pontificat,

    je n’ai cessé de souligner ma sollicitude pour la vie de l’Europe". Pour

    Jean Paul II, cette Europe est composée de peuples divers par la race, la

    langue, la culture. Des peuples que tout sépare et oppose, mais néanmoins

    réunis par la foi chrétienne: "L’Europe est chrétienne dans ses racines

    mêmes". Sans cela, elle ne serait que "l’expression géographique d’une pluralité de nations", dit-il.

    La visite aux institutions européennes de Strasbourg pourrait dès lors

    figurer parmi les principaux motifs, sinon le but, du voyage du pape dans

    cette région de France. Samedi 9 octobre, il visitera le Conseil de l’Europe, qui regroupe 21 pays, dont la Suisse. Il s’adressera à l’Assemblée parlementaire de ce Conseil et à la Cour européenne des droits de l’homme, une

    institution créée par le Conseil de l’Europe ou les Etats s’engagent non

    seulement à assumer certaines obligations mais aussi à reconnaître que les

    individus possèdent des droits découlant d’une législation internationale.

    Cette juridiction comporte trois instances: la Commission européenne des

    droits de l’homme, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe et la

    Cour des droits de l’homme. Chaque Etat a un juge à la Cour, élu pour 9 ans

    par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. De plus en plus, les

    juges nationaux font référence à la jurisprudence de cette Cour.

    Quant au Conseil de l’Europe, représentatif de 385 millions de citoyens,

    il est la seule organisation ou les pays européens "relevant d’un certain

    idéal démocratique" peuvent se retrouver pour examiner n’importe quelle

    question européenne, à l’exception de la défense nationale.

    Huit ans après une première invitation

    Autre visite de dimension européenne: celle que le pape effectuera mardi

    11 octobre au Parlement européen des Douze devant lequel il prononcera un

    discours. Depuis 1979, 320 millions de citoyens élisent au suffrage universel 518 parlementaires dont la mission première consiste à voter le budjet

    de la Communauté, une responsabilité qu’ils partagent avec le Conseil des

    ministres. Pour l’élaboration des "lois" communautaires, ou il n’a qu’un

    rôle consultatif, le Parlement a su donner du poids à ses avis par la pertinence technique de ses travaux. A tout moment, il exerce un contrôle

    général sur l’activité des institutions de la CEE. Il a même le pouvoir de

    censurer la Commission de Bruxelles.

    Dans ce contexte, nul doute que le voyage du pape à Strasbourg représente un "Voyage européen". Un séjour que Jean Paul II avait été invité à faire en 1980 déjà, à la demande du Conseil de l’Europe, à l’occasion de l’année du 1500 e anniversaire de la naissance de saint Benoît, patron de l’Europe. A cette époque, le pape pouvait difficilement rendre visite au Conseil de l’Europe sans rencontrer, par ailleurs, les parlementaires de l’Europe des 12 qui, chaque mois, se réunissent à Strasbourg. Or, en 1980, Bruxelles et Luxembourg, candidates rivales de Strasbourg pour le siège du

    Parlement européen, n’avaient pas encore reçu la visite du pape. (apic/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus