La visite de Jean Paul II au Paraguay (180588)
Villarrica, 18 mai (APIC/CIP) Le mardi 17 mai, dans l’après-midi, Jean Paul
II a quitté Asuncion pour se rendre à Villarrica, une ville de 35.000 habitants à 140 km au sud-est de la capitale, ou il a célébré la messe pour les
travailleurs de la terre.
Partant de la parabole du semeur, le pape a évoqué dans son homélie
quelques "épines et douleurs modernes" qui affligent les paysans : le manque de paix et de tranquilité, l’incertitude quant à l’avenir de la famille, l’absence d’un système adéquat de sécurite sociale, l’intransigeance
sur la question des salaires et les marchandages injustes, une commercialisation défavorable aux paysans - les prix étant imposés par les villes -,
la politique commerciale aux niveaux national et international.
"En somme, a conclu le pape, beaucoup ne tiennent pas compte des
exigences du bien commun ni des nécessités chaque jour plus pressantes
auxquelles doivent faire face les paysans. Ils n’ont qu’un objectif : le
profit à tout prix".
Le pape a rappelé le devoir des autorités de rechercher une solution aux
conflits qui accablent la société paysanne. Le développement progressif de
l’industrie, du commerce et des services ne peut grever injustement le
monde agricole, a-t-il dit, et "à l’augmentation de la productivité doit
correspondre une augmentation de la qualité de la vie des travailleurs". Il
a affirmé aussi qu’un nombre toujours plus important de travailleurs agricoles doit pouvoir avoir accès à la propriété de la terre. "On arrivera
ainsi, sans aucun doute, à garantir le développement et la stabilité sociale", a ajouté Jean Paul II, avant de dire aux paysans que leurs sueurs et
leurs inquiètudes ne sont pas inutiles, mais qu’elles sont "leur croix de
tous les jours". Il les a exhorté enfin à vivre en solidarité.
(apic/cip/bd)