Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    le secrétaire général de la FLM ENI-96-0094çF

    La violence au Libéria devrait faire honte aux marchands d’armes, déplore

    Genève, le 10 avril (ENI) - Le secrétaire général de la Fédération

    luthérienne mondiale (FLM) a vigoureusement critiqué l’impuissance des

    Nations Unies et de la force ouest-africaine d’interposition (Ecomog) à

    empêcher l’explosion de violence déclenchée ce dernier week-end et les

    combats qui continuent de faire rage dans la capitale, Monrovia.

    Les Eglises devraient aussi se demander si elles ont tout fait pour

    s’attaquer aux causes de cette violence, a déclaré au journaliste d’ENI le

    théologien Ishmael Noko, originaire du Zimbabwe. Il a appelé la Conférence

    des Eglises de toute l’Afrique (CETA) à prendre les devants et à aborder

    sérieusement ces problèmes. "Elle peut compter sur la FLM", a-t-il affirmé.

    La communauté religieuse et les organisations non gouvernementales et

    lai"ques doivent travailler ensemble en vue de promouvoir une "sorte de

    désarmement civil" et d’exercer des pressions sur les politiciens, a

    demandé le secrétaire général de la FLM.

    S’exprimant ensuite sur les scènes vues à la télévision et montrant des

    enfants de 12 ans, armés de fusils AK47, surveillant des leaders

    politiques, Ishmael Noko a déclaré que la violence au Libéria devrait faire

    "honte à tous ceux qui continuent de vendre des armes et tirent des profits

    de la vente d’instruments de guerre et de destruction".

    A ses yeux, la communauté internationale semble plus préoccupée par le sort

    des ressortissants étrangers pris dans les combats que par ces enfants

    porteurs d’armes. Les "germes de guerre" ont été semés dans les esprits de

    ces jeunes enfants libériens, a-t-il déploré.

    Mais les Eglises "ne doivent pas abandonner" leurs efforts en vue de la

    réconciliation, même si le décha?nement de la violence signifie que la FLM

    devrait "repartir de zéro" et promouvoir à nouveau la guérison et la

    réconciliation, car, a-t-il dit, "ceci est une part importante de leur

    ministère".

    Le secrétaire général de la FLM s’est déclaré "préoccupé" par le sort des

    membres du personnel de la FLM et de l’Eglise luthérienne pris dans cette

    tourmente. En effet, le 6 avril, alors que le représentant de l’Entraide

    mondiale luthérienne à Monrovia, Jim Mason, était en conversation

    téléphonique avec le secrétaire général de la FLM, une bande de pillards a

    fait incursion dans le centre de l’Eglise luthérienne de Monrovia (qui

    abrite aussi le siège de l’Entraide luthérienne mondiale), réclamant de

    l’argent et des objets de valeur. Ishmael Noko pouvait entendre nettement

    des cris et des bruits avant que Jim Mason n’interrompe soudainement la

    conversation.

    Depuis lors, la FLM a perdu tout contact direct avec les collaborateurs de

    l’Entraide mondiale luthérienne au Libéria mais pense qúils sont

    actuellement sous la protection de l’Ecomog. "Nous ne savons pas exactement

    combien ils sont, mais nous avons été informés qúils étaient sains et

    saufs."

    Par contre Ishmael Noko se déclare très préoccupé par le sort des membres

    de l’Entraide luthérienne mondiale recrutés localement et des membres de

    l’Eglise luthérienne qui, pense-t-il, ne bénéficient peut-être pas de la

    protection de l’Ecomog.

    Il est également très inquiet de savoir ce qui est arrivé à l’évêque Ronald

    Diggs, ancien responsable de l’Eglise luthérienne du Libéria. Celui-ci,

    co-président du Comité de médiation interconfessionnel du Libéria, a été

    arrêté la semaine passée après que le Comité eut présenté une déclaration

    au Conseil d’Etat libérien.

    L’évêque Diggs avait été mis en liberté provisoire et devait compara?tre

    devant le tribunal le 5 avril. Un juge ne s’étant pas présenté ce jour-là,

    il était resté en liberté mais tous les efforts en vue de le contacter

    depuis le déclenchement des violences sont restés vains et Ishmael Noko ne

    sait pas o? il se trouve actuellement. (633 mots)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus