le racisme", tel est le nom d’un réseau mondial lancé lors d’un rassemble-
ment international, recemment réunies à Trinité-et-Tobago quelque 80 femmes
de couleur, représentants d’Eglise et de mouvements de lutte d’Afrique,
d’Asie, du Pacifique d’Europe, des amèriques et des Caraïbes.
Cette réunion avait été organisé par deux secétariats de l’Unité III du
Conseil oecuménique des Eglises (COE) - Justice, paix et création: le
programme des femmes victimse du racisme (lancé au début des années 8O dans
le but de permettre aux femmes de raconter leurs expériences de
l’oppression) et le Programme de solidarité des Eglises avec les femmes.
Tout deux comptent de nombreux réseaux, et il est apparu que le temps
etait venu de mettre en place un réseau organisé traitant des problèmes
spécifiques qui se présent au nivau régional et international. La réunion
s’inscrivait dans le cadre de la Décennie oecunenique "les Eglises solidaires des femmes"(1985-1995) et de l’année 1992: année de la résistance autochtone et populair.
Des experts sont venu présenter les sujets de discussion: justice économique, droit de la personne et justice raciale, populations autochtones et
droits fonciers, violance contre les femmes, santé et éducation.
Ces discussions auraient dû faire ressortir ce qu’avaient en commun les
femmes militant dans ces domanines. Mais la majorité des participants (pour
qui le combat est plus une expérience quotidenne q’un exercice académique)
voulaient avant tout exposer les problémes de leur région et parler de leur
propres éxperiences.
Le fait qu’elles se soient engagées sur pied un réseau et, aprés quatre
jours de travaux intensifs, aient "donner naissance à SISTER, a été un "miracle", a reconnu Aruna Gnanadson, membre de l’unité III.
Les participants ont recommandé que le COE facilite l’établissement, le
développememnt et la planification des ressources du réseau; la tâche initiale de SISTER étant de former des commissions cargées d’exprimer le
aspects spécifiques des problémes soulignés plus haut; chaque commission
sera composée de représentants des régions concernées autochtones, noires
et métisses.
La commision sur la justice économique, par exemple, devrait mettre sur
pied des programmes d’education populaire et d’alphabétisation "pour démystifier les fontions et les conséquences pour les femmes d’ensembles économiques mondiaux tels que le Fonds monétair international, la banque mondial
et le GATT (Accord général sur les tarifs douniers et le commerce)"; se basant sur le témoignage écrit et oral de femmes, elle examinerait les effets
d’une économie globale sur la vie des femmes.
Les participants ont émis de suggestions pratiques concernant la mise en
place de SISTER, sa coordination avec les mouvements et les Eglises, et la
paraticipation de membres aux ressources plus limitées. "Nous parlions de
fax alors que certains n’ont même pas l’électricité!" a expliqué Marilia
Schüller, responsasble au COE du programme des femmes victimes du racisme
et de l’esprit de caste. "Pourtant, elle font partie d’organisations et de
groupes".
La lutte a été un élément important de cette rencontre. Les
participants, qui n’étaient pas toutes chretiennes, ont collaboré à la
préparation des méditations. Les organisateurs ont appelé les femmes
chretiennes " à ne
pas imposer l’image de Dieux le pére" et les femmes autochtones ont pu
communiquer leur spiritualité traditionnelle.
Ceci a eu ses avantages: en un moment de crise, une participante autochtone d’Hawaii a transmis un messasge de féconciliation en explicant que
"lorsque nous prions, c’est avec les yeux ouverts et non pas avec la tête
baissé". "Le théme principal n’etait pas le chirstianisme", a souligneé Marilia Schüller, "il etait plus important de n’exclure personne que de s’abstenir du culte chrétien. Et cela ne fut pas aisé".
D’autres tensions - entre représentants d’Eglises et de mouvements, militant dans des regions et des luttes différentes, de divers niveaux d’engagement politique, d’expérience et de mobilisation - sont apparues durant
la réunion, menaçant parfois de provoquer des divisions. "Nous devons développer les talents particuliers pour gérer de façon positive ces tensions",
a avoué Aruna Gnanadson. "Mais, ces t ensions son positives. Rien ne peut
être crée sans elles!".
"Les femmes de couleur sont sérieuses quand elles parlent de la triple
oppression du racisme, du sexisme et de l’esprit de classe", a déclaré
Marilia Schüller. En ce sens, la réunion a interpelle vigouresement le
mouvement "historique" de femmes.
Les participant ont exprimé leur vonlonté de découvrir "ce que nous
pouvons faire pour nous" et exhorté le COE à collaborer à la recherche des
ressources nécessaires. Ceci signifira un grand effort interdiciplinaire
pour le Conseil.(apic/sopei/vg.)