Croire c’est lutter pour la justice
Tübingen, 13juin(APIC) Le Père franciscain argentin Luis Coscia, ancien
président de la Confédération latino-américaine des religieux (CLAR),
craint que l’Eglise prenne ses distances par rapport à l’"option préférentielle pour les pauvres" défendue par la théologie de la libération. En
lieu et place, on pourrait voir croître l’intérêt envers les nouveaux mouvements religieux, a-t-il relevé lundi à Tübingen. Cependant, a-t-il affirmé, le document préparatoire de l’Assemblée générale de la Conférence épiscopale latino-américaine qui aura lieu à Saint-Domingue en 1992 contient
des éléments positifs qui renforcent les intuitions des Conférences de Medellin et Puebla.
Le Père Coscia s’est dit certain que la théologie de la libération
subsistera en Amérique latine, sous l’impulsion d’évêques qui se sentent
très liés aux déclarations de Medellin et de Puebla. De plus, les organisations pacifistes se développent à la base, soutenues par l’engagement de
prêtres, de religieux et de religieuses.
Quant aux mouvements charismatiques, le Père Coscia leur reproche de
privilégier fréquemment une foi qui court le risque de devenir indidividuelle et de négliger l’exigence de justice contenue dans l’Evangile. Les
communautés charismatiques sont soutenues par des élites, non par les
pauvres, a-t-il ajouté. (apic/kna/cor)