Appel de la Commission "Justice et Paix" slovène
Slovénie, 10juillet(APIC) Dans un appel publié mardi 9 juillet, la Commission "Justice et Paix" de la Conférence épiscopale slovène demande à
tous les participants au Rassemblement oecuménique européen de Bâle "Paix
et justice" de 1989 de s’engager, selon les options prises alors, "dans
l’opinion publique et dans le domaine des décision politiques en faveur du
respect du droit à l’autodétermination" du peuple slovène. Elle rappelle
aussi qu’il n’y a pas de paix véritable sans justice et affirme compter sur
"l’aide fraternelle" des chrétiens d’Europe et attendre d’eux "un soutien
ferme et efficace dans notre lutte pour la liberté".
"Justice et Paix" évoque la situation précaire des Slovènes, qui vivent
dans l’attente d’une nouvelle attaque de l’armée yougoslave, ouvertement
attachée "à l’idéologie communiste et au centralisme étatique". Elle affirme: "Aussi, c’est pour défendre ses institutions démocratiques que la Slovénie a déclaré son indépendance".
Mais, relève la Commission dans son appel, la Slovénie a besoin du soutien des chrétiens d’Europe dans cette lutte. Elle rappelle à ce propos le
document final voté à Bâle en 1989: "Nous reconnaissons également que l’Europe n’a pas su respecter le droit des nations et des peuples au sein des
Etats à l’autodétermination ni promouvoir leurs cultures, traditions et
langues propres". Pour "Justice et Paix", "c’est maintenant le moment de
faire respecter ce droit et de le reconnaître au peuple slovène".
Un tel engagement ne peut s’appuyer sur un simple sentiment nationaliste
ou une idéologie qui méprise les droits de l’homme, "Justice et Paix" en
est convaincue. Il doit faire triompher la paix dans la justice, comme le
proclame le document final de Bâle: "La vraie paix est toujours une paix
dans la justice". Il doit lutter "contre toute résignation à l’injustice,
contre toute complicité avec elle, contre la passivité qui n’est que lâcheté, compromission ou souci de conserver notre propre paix aux dépens des
autres, en particulier des faibles, qui n’ont ni pouvoir, ni voix pour défendre leur dignité et leur droit". De belles paroles qui demandent à être
mises en pratique envers ces "faibles" que sont actuellement les Slovènes,
estime la Commission "Justice et Paix". (apic/com/cor)