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    La religieuse de 83 ans aurait "attenté à la sécurité nationale"

    Etats-Unis: Activistes catholiques reconnus coupables de sabotage dans un centre nucléaire

    Knoxville, 9 mai 2013 (Apic) Sœur Megan Rice, une religieuse catholique de 83 ans et deux de ses collègues activistes de la paix ont été reconnus coupables le 8 mai 2013 par le tribunal de District de Knoxville, au sud-est des Etats-Unis, d'"atteinte à la sécurité nationale" par "sabotage". Les trois accusés avaient inscrit des messages bibliques sur des entrepôts d'uranium après s'être introduits en juillet 2012 dans le centre de fabrication d'armes nucléaires d'Oak Ridge, dans le Tennessee. Ils seront incarcérés dès le 9 mai 2013.

    Sœur Megan, assistée de Michael Walli, un vétéran du Vietnam de 64 ans, et de Greg Boertje-Obed, 57 ans, ont tout d'abord sectionné les barrières de protection entourant le complexe gouvernemental d'Y-12. Le groupe s'est ensuite dirigé vers les hangars où est entreposé l'uranium enrichi destiné à la fabrication des armes atomiques, rapporte le 9 mai 2013 le quotidien américain "The Washington Post". Ils y ont sprayé des messages de non violence tirés de la Bible. Les intrus ont apparemment pu réaliser leur action grâce à une série de déficiences dans le système de sécurité du complexe, notamment des caméras de surveillance hors d'état de marche et des fausses alarmes récurrentes. Les défauts de sécurité mis en lumière ont mené à une intense polémique et à l'éviction de plusieurs responsables du centre.

    Des dizaines de sympathisants en soutien

    Les trois activistes risquent ensemble une peine maximale de 30 ans de prison. Le verdict définitif est attendu dans les quatre mois. Comme l'atteinte à la sécurité nationale est considérée comme un "acte de violence", les accusés seront mis en détention préventive dès le 9 mai 2013 au soir. Au cours du procès les avocats ont argué que leurs clients n'avaient fait que prendre part à une intrusion symbolique et n'avait pas mis en danger la sécurité du site. Ils ont demandé l'acquittement de la charge de "sabotage", expliquant qu'il n'y avait aucune preuve tangible de ce genre de démarche.

    Des dizaines de sympathisants à la cause pacifique des catholiques sont venus les soutenir lors du procès. (apic/washingtonp/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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